Delphine Wespiser affirme que le jeûne guérit le cancer, un discours dangereux
Wespiser: le jeûne guérit le cancer, un discours dangereux

Une ancienne Miss France propage des affirmations médicales dangereuses sur le cancer

La présentatrice Delphine Wespiser, connue pour son rôle dans L'Île de la tentation, a tenu des propos alarmants concernant le traitement du cancer lors d'une émission télévisée. Vendredi dernier sur le plateau de Tout beau, tout n9uf, animé par Cyril Hanouna, un débat sur les régimes alimentaires a rapidement dérivé vers des déclarations pseudoscientifiques.

Des affirmations sur l'autophagie qui inquiètent

Au cours de l'émission, Delphine Wespiser a affirmé avec conviction : « Si on ne mange rien pendant trois jours, le corps passe en autophagie. Il va manger et détruire toutes les cellules qui ne sont pas bonnes, toutes les cellules cancéreuses ». Ces propos, prononcés devant des chroniqueurs visiblement médusés, ont immédiatement suscité l'inquiétude.

La présentatrice semblait faire référence à des concepts scientifiques détournés, mélangeant des notions d'autophagie cellulaire avec des affirmations non vérifiées sur la capacité du jeûne à éliminer spécifiquement les cellules cancéreuses. Patrick Martini, naturopathe présent sur le plateau pour discuter des plantes médicinales, n'a pas été à l'origine de ces déclarations extrêmes.

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Une réaction immédiate sur les réseaux sociaux

Les propos de Delphine Wespiser n'ont pas tardé à provoquer une vague de réactions sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont exprimé leur consternation, certains interpellant directement l'Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) pour dénoncer la dangerosité et la gravité d'un tel discours.

Les critiques ont souligné le risque que de telles affirmations non fondées scientifiquement puissent inciter des personnes atteintes de cancer à abandonner leurs traitements médicaux conventionnels au profit de pratiques potentiellement dangereuses pour leur santé.

Une tentative de clarification qui tourne au conflit

Ce lundi 23 février, Delphine Wespiser est revenue sur le plateau de Cyril Hanouna pour s'expliquer. Cependant, la discussion a rapidement dégénéré en confrontation avec la chroniqueuse Valérie Bénaïm, qui a tenté de ramener le débat sur des bases plus responsables.

Valérie Bénaïm a insisté sur l'importance cruciale de l'avis médical dans le traitement du cancer : « Il faut faire attention à ce que l'on dit. Il était absolument essentiel d'avoir l'avis d'un médecin et qu'on ne pouvait pas se guérir tout seul des cancers ». Elle a également rappelé que Delphine Wespiser avait une expérience personnelle avec la maladie, ce qui aurait dû la rendre plus prudente dans ses déclarations.

L'ancienne Miss France persiste dans ses affirmations

Plutôt que de présenter des excuses ou de nuancer ses propos, Delphine Wespiser a choisi de réaffirmer ses convictions : « Je maintiens qu'au bout de trois jours le corps passe en autophagie. Ce qui est vrai, c'est que le corps dégage tout ce qui n'est pas bon ». Elle a poursuivi en expliquant : « Les cellules cancéreuses sont des cellules défaillantes, voilà pourquoi quand on jeûne ça aide le corps à nettoyer ».

Cette nouvelle salve de déclarations, dépourvue de fondement scientifique solide, constitue selon les experts une forme particulièrement préoccupante de désinformation médicale. Les professionnels de santé rappellent régulièrement que le jeûne, surtout lorsqu'il est prolongé, peut présenter des risques sérieux pour la santé et ne constitue en aucun cas un traitement contre le cancer.

Les conséquences potentielles d'une telle désinformation

La diffusion de telles affirmations sur une plateforme télévisée grand public soulève des questions importantes concernant la responsabilité des médias dans la propagation d'informations médicales. Plusieurs aspects méritent une attention particulière :

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  • Le risque que des patients vulnérables soient influencés par des promesses de guérison non étayées scientifiquement
  • L'importance de distinguer clairement entre les opinions personnelles et les faits médicaux établis
  • La nécessité d'un encadrement plus strict des discours sur la santé dans les médias de divertissement
  • L'impact potentiel sur la confiance du public dans les traitements médicaux conventionnels

Cette affaire met en lumière les défis posés par la circulation d'informations médicales non vérifiées dans l'espace public, particulièrement lorsqu'elles sont portées par des personnalités médiatiques bénéficiant d'une certaine notoriété. Les autorités de régulation pourraient être amenées à se pencher sur ce cas pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l'avenir.