Violences sexuelles: la ministre de la Santé veut simplifier le signalement des enfants en danger
Violences sexuelles: simplifier le signalement des enfants en danger

La ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, a indiqué réfléchir avec les professionnels de santé à « simplifier le mode de signalement face à un enfant en danger » ou à instituer une « obligation », alors que les obsèques de la jeune Lyhanna se déroulent ce vendredi.

Simplification ou obligation du signalement

« On a à simplifier le mode de signalement des professionnels de santé face à un enfant en danger », a déclaré la ministre sur France 2, précisant mener « des travaux actuellement » sur le sujet. Elle a ajouté : « Je travaille avec les professionnels de santé pour voir si une obligation est nécessaire ou si les mesures d'efficacité sont celles de la simplification du signalement. » Mme Rist a également indiqué « voir comment renforcer » le projet de loi sur la protection des enfants, déjà présenté fin mai en conseil des ministres, mais que le gouvernement souhaite compléter en vue d'un examen prévu au Parlement à partir du 15 juillet.

Renforcement des peines et des mesures

Pour l'heure, le gouvernement a proposé d'intégrer quelques mesures supplémentaires : renforcement des peines pour les violeurs en série sur mineur, et délai maximal de trois mois pour les actes d'enquête concernant les crimes sur enfants. Le gouvernement veut « rajouter des mesures » au texte, nécessitant de le réexaminer en Conseil des ministres, a expliqué la ministre, qui s'« associe à la tristesse de la famille » de la jeune fille « tuée par un prédateur ». « Ce qui est très important aussi, c'est qu'on puisse protéger les professionnels de santé qui vont signaler », a-t-elle dit, indiquant vouloir aussi « renforcer » la formation des « professionnels en contact avec les enfants ».

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Rassemblements chaque lundi

Les obsèques de Lyhanna, collégienne de 11 ans enlevée à la sortie de son établissement, se déroulent vendredi à 14h30 dans la plus stricte intimité dans le Gers. Depuis sa disparition le 29 mai et la découverte de son corps le 4 juin, gouvernement, institutions judiciaires et forces de l'ordre se voient reprocher lenteurs, dysfonctionnements et défaillances dans la prise en compte de la parole des victimes. Le principal suspect dans la mort de l'enfant n'avait en effet jamais été interpellé ou même convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs. Associations féministes et de défense des enfants appellent à des rassemblements chaque lundi soir devant les tribunaux et le ministère de la Justice pour réclamer une loi intégrale contre les violences.

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