Zoé Jaehn, 19 ans, a survécu à plusieurs tentatives de suicide pendant son adolescence. Après une prise en charge médicale, elle a compris que l'algorithme de TikTok avait aggravé son mal-être. Elle témoigne aujourd'hui pour alerter sur les dangers de la plateforme.
Un algorithme qui pousse au pire
« Sur TikTok, il y a une mode pour se donner la mort », explique Zoé. Selon elle, l'algorithme de recommandation de la plateforme lui a présenté de plus en plus de contenus liés à l'automutilation et au suicide, renforçant ses idées noires. « Plus je regardais ce type de vidéos, plus l'algorithme m'en proposait. C'était un cercle vicieux », raconte-t-elle.
Le collectif Algos Victima porte plainte
Zoé fait partie du collectif Algos Victima, qui réunit une cinquantaine de parents ayant vécu des situations similaires avec leurs adolescents. En mai 2026, seize familles ont déposé plainte contre TikTok pour abus de faiblesse, reprochant à la plateforme d'avoir eu des effets néfastes sur la santé mentale de leurs enfants. « TikTok doit assumer ses responsabilités », affirme le collectif.
Un phénomène de société alarmant
L'avocate Laure Boutron-Marmion, qui représente les familles, souligne que « TikTok a conçu un algorithme qui exploite la vulnérabilité des jeunes utilisateurs ». Selon elle, la plateforme privilégie l'engagement au détriment de la sécurité. Les plaignants demandent une meilleure modération des contenus et une transparence sur le fonctionnement de l'algorithme.
Des conséquences dramatiques
Zoé, aujourd'hui suivie psychologiquement, a mis du temps à identifier TikTok comme un facteur aggravant. « Je ne faisais pas le lien entre mon mal-être et l'application. C'est en entendant l'avocate que j'ai compris », confie-t-elle. Elle espère que son témoignage aidera d'autres jeunes à prendre conscience des risques.



