Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard ont été réveillés dans la nuit de samedi à dimanche pour subir un contrôle antidopage, juste avant la 15e étape du Tour de France. Cette opération inhabituelle, menée par l'Agence internationale de contrôle (ITA), a obtenu l'aval d'un juge.
Une opération efficace mais controversée
Le peloton a globalement regretté que le sommeil des coureurs soit perturbé pendant la plus grande course de l'année. Selon Jonathan Vaughters, ancien coureur de l'US Postal et manager de l'équipe EF Education First, « les tests à 2h du matin sont l'un des moyens très efficaces pour repérer le microdosage de peptides (EPO, hGH) et de testostérone ».
Vaughters a déclaré sur X : « Si l'UCI nous avait testés en 2001 à 2h du matin ? Nous aurions tous été suspendus et cela aurait épargné 25 ans de drames au sport. » Il a ajouté : « C'est malheureux que Tadej et Jonas aient à expier les conneries qu'on a faites. Cependant, je sacrifierais un peu de sommeil pour gagner en crédibilité. Je devrais m'excuser auprès d'eux deux, honnêtement. »
Des critiques du syndicat des coureurs
Le président du syndicat des coureurs (CPA), Adam Hansen, a appelé à « moins harceler les athlètes propres et ne pas traiter les coureurs comme des criminels ». Cette intervention souligne le malaise face à des méthodes jugées intrusives, même si leur efficacité est reconnue.



