Agression d'un policier à Belfort : quatre individus identifiés
Belfort : quatre suspects identifiés après l'agression

Quatre individus ont été formellement identifiés comme étant les auteurs des coups portés au policier agressé vendredi à Belfort. Le procureur de la République de Belfort, Paul-Edouard Lallois, a ouvert une enquête pour tentative d'homicide volontaire. L'officier, né en 1967 et chef du service départemental du renseignement territorial du Territoire de Belfort, est sorti de l'hôpital, selon les déclarations du magistrat à 20 Minutes.

Enquête en cours : quatre suspects identifiés

Interrogé ce samedi par 20 Minutes, le procureur a précisé que la garde à vue du jeune de 17 ans interpellé vendredi a été levée à midi. Ce dernier n'a pas été formellement identifié comme étant au contact du policier au sol. Les enquêteurs ont reçu de nombreuses vidéos de la scène, permettant une avancée considérable dans l'identification des agresseurs.

Quatre individus sont désormais les principales cibles des enquêteurs. Parmi eux figure la personne interpellée au préalable par le commandant de police, qui avait réussi à s'échapper malgré sa menotte. Cette personne a été identifiée comme ayant donné deux coups de pied à la tête de l'officier, alors qu'il était au sol après avoir reçu un premier coup violent dans le dos par un autre individu.

La vidéo de l'interpellation dans l'eau décryptée

Le procureur réfute les accusations de violence contre le policier, qui aurait tenté de noyer un manifestant dans un ruisseau. Il dénonce une « manipulation de cette vidéo » et explique que le commandant de police avait formellement identifié ce jeune comme appartenant au groupe de casseurs. Il l'a suivi à distance, puis est allé à sa rencontre près de La Savoureuse, un ruisseau quasiment asséché avec à peine 10 cm d'eau.

L'individu a tenté de prendre la fuite, puis est tombé dans l'eau, entraînant l'officier dans sa chute. Le policier a alors tenté de lui passer les menottes, le plaquant sur la berge. Entendant d'autres personnes arriver, il s'est dirigé vers ses collègues et a été violemment pris à partie. Il a utilisé une gazeuse pour écarter ses agresseurs, sans faire usage de son arme de service. Le procureur conclut à un « usage proportionné de la force ».

État de santé du policier

Le policier a reçu l'essentiel des coups au niveau du visage. Il est sorti de l'hôpital et les nouvelles sur son état de santé sont rassurantes, mais il reste choqué. L'enquête se poursuit pour identifier les personnes à proximité immédiate des agresseurs.