Plus de postes d'internes en 2026 dans les spécialités en tension
Plus de postes d'internes en 2026 dans les spécialités en tension

Le gouvernement a annoncé une augmentation significative du nombre de postes d'internes en médecine pour la promotion 2026, avec des hausses marquées dans les spécialités en tension comme la gériatrie, la pédiatrie, la dermatologie et la psychiatrie. Cette mesure vise à répondre aux besoins croissants de santé publique et à réduire les déserts médicaux.

Une hausse globale de 2,5% des postes

Selon un arrêté publié au Journal officiel, le nombre total de postes d'internes pour la rentrée 2026 s'élèvera à 12 000, contre 11 700 l'année précédente, soit une augmentation de 2,5%. Cette progression est particulièrement notable dans les spécialités où les besoins sont les plus criants.

La gériatrie connaît une hausse de 15% des postes, passant de 200 à 230. La pédiatrie augmente de 10%, avec 500 postes supplémentaires. La dermatologie et la psychiatrie voient également leurs effectifs augmenter respectivement de 8% et 6%. Ces chiffres ont été communiqués par le ministère de la Santé, qui souligne l'importance de former davantage de médecins dans ces domaines.

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Des spécialités prioritaires pour la santé publique

Cette décision s'inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les inégalités territoriales de santé. Le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, a déclaré : "Nous devons former plus de médecins dans les spécialités où les patients attendent le plus longtemps. La gériatrie et la pédiatrie sont des priorités absolues."

Les données montrent que le vieillissement de la population française, avec plus de 20% de personnes âgées de plus de 65 ans d'ici 2030, nécessite un renforcement de la gériatrie. De même, les pédiatres sont en sous-effectif dans de nombreuses régions, avec des délais de rendez-vous dépassant parfois deux mois.

Un impact attendu sur les déserts médicaux

Les syndicats de médecins, comme l'Intersyndicat national des internes (ISNI), ont salué cette mesure, tout en rappelant que la formation seule ne suffira pas. "Il faut également améliorer les conditions de travail et l'attractivité des hôpitaux publics", a souligné un représentant de l'ISNI.

Cette augmentation des postes devrait permettre de réduire les délais de consultation dans les spécialités concernées et de mieux répartir les médecins sur le territoire. Cependant, les effets ne seront visibles qu'à moyen terme, après la fin de l'internat, qui dure entre quatre et cinq ans.

Des mesures complémentaires attendues

Au-delà de cette hausse, le gouvernement prévoit d'autres mesures, comme l'ouverture de nouvelles facultés de médecine et le développement de la télémédecine. Ces initiatives devraient contribuer à améliorer l'accès aux soins pour tous les Français.

Les étudiants en médecine ont accueilli favorablement cette annonce, qui leur offre de meilleures perspectives de carrière. Toutefois, certains restent prudents, soulignant que la charge de travail et la pression restent élevées dans ces spécialités.

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