Installé depuis le 30 mars à Boulazac-Isle-Manoire, le site Novabio accueille plus de 100 patients par jour. Porté par deux biologistes, cet établissement de proximité vise à fluidifier les prélèvements sur le Grand Périgueux tout en palliant la pénurie de médecins traitants.
Un espace pensé pour le confort des patients
Derrière les grandes baies vitrées du nouveau laboratoire Novabio, à Boulazac-Isle-Manoire, les patients prennent place dans un vaste espace d’accueil baigné de lumière. Tout a été pensé pour rendre le passage plus fluide et rassurant. Dans les salles, des peintures murales attirent le regard des enfants et apaisent les personnes anxieuses face aux aiguilles.
Ouvert depuis le 30 mars, le laboratoire, porté par les docteurs Arnaud Millaret et Émilie Allafort, représente un investissement de 500 000 euros et emploie dix personnes. Le site fait partie des cinq laboratoires du réseau implantés sur le Grand Périgueux. « Les analyses sont ensuite traitées sur le plateau technique de Sanilhac, unique en Dordogne », précise Arnaud Millaret.
Une réponse à une demande croissante
L’installation à Boulazac répondait à une demande croissante. « On voulait s’implanter sur cette zone. On a atteint notre objectif de désengorger le laboratoire de Saint-Georges, avec plus de 100 patients par jour », souligne Émilie Allafort.
Un rôle multiservice face au manque de médecins
Au quotidien, les biologistes assurent un rôle qui dépasse la simple analyse médicale. « Avec le manque de médecins, les patients ont de plus en plus besoin d’être orientés », observe Arnaud Millaret. « On trouve des solutions pour ceux qui n’ont pas de médecin traitant. On peut contacter le médecin régulateur sur certaines pathologies », ajoute sa consœur. « On est garants de la qualité des résultats, mais aussi de la prise en charge des patients. »
Le laboratoire réalise aussi des dépistages d’infections sexuellement transmissibles sans ordonnance. « C’est gratuit pour les moins de 26 ans et important dans la prévention », rappellent-ils. En parallèle, Novabio développe des actions de formation auprès des infirmières libérales autour des prélèvements sanguins. « Le principal risque reste l’erreur d’identité », souligne Arnaud Millaret.
Pour Émilie Allafort, le métier impose une adaptation permanente : « La biologie évolue tout le temps. On doit sans cesse se mettre à jour, être polyvalents et gérer plusieurs missions à la fois. »



