Les autorités sanitaires internationales ont annoncé ce jeudi la mise en place de vols de rapatriement pour les passagers du navire MV Hondius, exposés à un foyer d'hantavirus. Ces vols, organisés en urgence, concernent sept pays, dont la France, l'Allemagne et les États-Unis. L'objectif est de permettre aux personnes encore à bord de regagner leur domicile tout en limitant les risques de propagation du virus.
Une opération logistique complexe
Le MV Hondius, un navire de croisière polaire, est actuellement immobilisé au large des côtes chiliennes après la détection de plusieurs cas d'hantavirus parmi l'équipage et les passagers. Les autorités chiliennes, en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ont élaboré un plan de rapatriement qui prévoit des vols directs vers les pays concernés. Chaque passager devra se soumettre à un contrôle médical avant l'embarquement et respecter une quarantaine à l'arrivée.
Les pays concernés
Outre la France, les pays bénéficiant de ces vols sont l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie, les États-Unis et le Canada. Les autorités françaises ont confirmé que des dispositions sont prises pour accueillir les passagers français, qui seront placés en isolement surveillé pendant une période de 14 jours. Le ministère de la Santé a également mis en place une cellule de crise pour coordonner les opérations.
Réactions des passagers
Les passagers, qui étaient confinés à bord depuis plusieurs jours, ont exprimé leur soulagement. « Nous sommes très heureux de pouvoir enfin rentrer chez nous », a déclaré l'un d'eux. « Les conditions sanitaires à bord étaient bonnes, mais l'incertitude était pesante. » Les autorités sanitaires rappellent que l'hantavirus se transmet principalement par les rongeurs et qu'il n'y a pas de transmission interhumaine avérée dans ce cas.
Les vols de rapatriement débuteront ce week-end, avec un premier départ prévu samedi matin depuis l'aéroport de Punta Arenas, au Chili. Les autorités appellent à la vigilance et recommandent aux personnes ayant été en contact avec les passagers de surveiller leur état de santé.



