L'Hospitalisation à domicile s'installe durablement à Sète
L'Hospitalisation à domicile (HAD) des Hôpitaux du bassin de Thau a opéré un déménagement stratégique en octobre 2025, quittant une villa près des Pergolines pour s'établir dans des locaux plus spacieux et fonctionnels au 83 boulevard Camille-Blanc, à proximité du funérarium de Sète. Ce transfert symbolise la montée en puissance d'un service de santé qui connaît un essor remarquable.
Une croissance spectaculaire de 45% en un an
L'année 2025 a été marquée par une explosion de l'activité de l'HAD, avec 353 patients pris en charge, contre 244 en 2024. Cette augmentation de 45% témoigne de l'engouement croissant pour cette forme d'hospitalisation qui permet aux patients de recevoir des soins dans leur environnement familier, entourés de leurs proches.
Pour accompagner cette croissance, l'équipe a été significativement renforcée et comprend désormais :
- Six infirmiers de coordination
- Trois médecins à temps partiel (équivalant à 2 temps plein)
- Deux secrétaires et deux logisticiens
- Un cadre de santé et un cadre supérieur
- Une psychologue à mi-temps et une assistante sociale
- Des préparateurs en pharmacie et une pharmacienne
Un périmètre d'intervention élargi
L'activité de l'HAD s'étend désormais sur l'ensemble de l'agglomération sétoise et inclut également les communes d'Agde et Vias. "Cela correspond à un souhait des patients qui aspirent à un mode d'hospitalisation sur leur lieu de vie, près de leurs proches. C'est l'avenir", explique Elodie Merlo, cadre de santé.
Adeline Koenig, cadre supérieur du pôle médecine, ajoute : "À domicile, le patient conserve ses repères et maîtrise son environnement. Avec sa famille et son entourage à proximité, il n'est pas dépossédé de son identité comme il peut l'être dans un service hospitalier. Il est donc davantage acteur de ses soins. Cela change tout dans le processus de guérison."
Des critères précis pour une prise en charge optimale
L'Hospitalisation sur le lieu de vie du patient, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, n'est cependant pas accessible à tous. Elle doit répondre à des critères stricts :
- La prescription doit émaner du médecin traitant ou du médecin hospitalier
- Les professionnels de l'HAD évaluent l'état de santé du patient et l'adaptation de son domicile
- L'accord du médecin traitant est indispensable avant la mise en place des soins
Ce service concerne principalement certaines pathologies spécifiques :
- Soins palliatifs (45% des interventions)
- Pansements complexes (25%)
- Traitements intraveineux à délivrance hospitalière (10%)
- Surveillance post-chimiothérapie (10%)
- Chimiothérapie (4%)
- Assistance respiratoire lourde et nutrition entérale
Une collaboration étroite avec les professionnels libéraux
Les infirmiers de l'HAD peuvent prendre en charge jusqu'à 50 patients simultanément. Ils interviennent en renfort et en coordination avec les infirmiers libéraux et les médecins traitants déjà en place. "Nous tenons à travailler en équipe avec les professionnels libéraux pour garantir au patient une prise en charge optimale tout en maintenant le lien avec ses soignants habituels", précise Elodie Merlo.
Ce modèle de soins innovant, qui place le patient au cœur du processus thérapeutique tout en préservant son environnement familial, représente une évolution significative dans l'offre de santé sur le bassin de Thau. L'investissement dans des locaux adaptés et le renforcement des équipes démontrent la volonté des Hôpitaux du bassin de Thau de développer cette alternative à l'hospitalisation traditionnelle.



