Fin de vie : la loi sur l'aide à mourir définitivement adoptée
Fin de vie : loi sur l'aide à mourir adoptée

L'Assemblée nationale a adopté définitivement, ce jeudi 16 juillet 2026, la loi historique sur l'aide à mourir, par 345 voix pour et 102 contre. Ce texte, qui ouvre la voie à une assistance médicalisée pour les patients en phase terminale, a été approuvé après un débat teinté d'émotion dans l'hémicycle.

Un vote historique

Le vote a eu lieu en fin de journée, après des heures de discussions intenses. Les députés ont salué ce moment comme un tournant pour la société française. « C'est une loi de liberté et de dignité », a déclaré la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, à l'issue du scrutin.

Le texte prévoit que les patients majeurs, atteints d'une maladie incurable en phase avancée ou terminale, peuvent demander une aide active à mourir. Cette demande doit être renouvelée après un délai de réflexion de 15 jours, et l'acte doit être pratiqué par un médecin.

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Un débat émotionnel

Les discussions ont été marquées par des témoignages poignants de députés ayant vécu des situations personnelles de fin de vie. « J'ai accompagné ma mère dans la souffrance, je sais ce que cette loi peut apporter », a confié la députée LREM Cécile Rilhac.

Les opposants ont exprimé leur crainte d'une dérive eugéniste ou d'une pression sur les personnes vulnérables. « Nous devons veiller à ne pas franchir une ligne rouge éthique », a averti le député LR Patrick Hetzel.

Les modalités de la loi

La loi autorise l'aide à mourir pour les personnes majeures, capables de discernement, et souffrant d'une affection grave et incurable, avec un pronostic vital engagé à court terme. Une évaluation médicale collégiale est obligatoire, et le patient doit être informé des alternatives comme les soins palliatifs.

Selon un sondage Ifop publié en mai 2026, 89 % des Français se disaient favorables à une loi sur l'aide active à mourir.

Les réactions politiques

La majorité présidentielle a salué une « avancée majeure pour les droits des patients ». Le président de la République, Emmanuel Macron, a tweeté : « La France fait un pas courageux pour la dignité humaine. »

De leur côté, les associations de soins palliatifs ont exprimé des réserves. « Cette loi ne doit pas détourner les moyens des soins palliatifs », a prévenu le Dr. Jean-Marie Gomas, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs.

Prochaines étapes

La loi entrera en vigueur dans un délai de six mois, le temps de publier les décrets d'application. Des formations spécifiques pour les médecins seront mises en place. La question du remboursement de l'acte par la Sécurité sociale sera tranchée ultérieurement.

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