En Espagne, la mort d'une femme à Villena, dans la province d'Alicante, provoque une vive émotion. Selon les informations rapportées par Telecinco, l'ambulance qui la transportait après un arrêt cardiaque ne comportait aucun médecin à bord. Ce décès, annoncé mardi par la municipalité, relance le débat sur les moyens du Service d'Urgence Médicale (SAMU) dans la région.
Un décès qui relance le débat sur les moyens du SAMU
« Un SAMU sans médecin n'est pas un SAMU », a déclaré le maire de Villena, Fulgencio Cerdán, lors d'une conférence de presse aux côtés de deux députés régionaux. Il a exigé « le respect de la loi afin que les ambulances d'urgence médicale soient toujours accompagnées d'un médecin ». Selon l'édile, plusieurs communes seraient touchées par ce problème de dotation en personnel médical. Il a appelé le gouvernement régional de la Communauté valencienne à agir sans délai.
Des revendications syndicales anciennes
« Le gouvernement régional doit garantir à Villena et dans ses environs des normes de qualité, d'effectifs et de sécurité équivalentes à celles du reste de la région », a renchéri le député régional du Parti populaire, José Juan Zaplana, cité par ABC. Cette affaire intervient dans un contexte de tension déjà signalé en Catalogne voisine. Des médecins de la province de Valence avaient en effet dénoncé le manque de remplaçants durant l'été et le délai d'attente d'un mois pour obtenir un rendez-vous médical dans les zones balnéaires.
Ce drame met en lumière les lacunes structurelles du système d'urgences dans certaines zones rurales et touristiques, où les effectifs médicaux sont insuffisants. Le syndicat des médecins de la région a rappelé que des plaintes ont été déposées à plusieurs reprises concernant le non-respect des ratios médecin-infirmier dans les ambulances du SAMU. La mort de cette femme pourrait accélérer les prises de décision politiques pour renforcer les moyens alloués aux services d'urgence.



