Six nouvelles plaintes pour viol contre l'ex-patron d'Elite Gérald Marie
Six plaintes pour viol contre Gérald Marie, ex-patron d'Elite

Six nouvelles plaintes pour viol et traite d'êtres humains ont été déposées ce mercredi 15 juillet 2026 contre Gérald Marie, l'ancien patron européen de l'agence de mannequins Elite, selon les informations du journal Le Parisien. Ces plaintes avec constitution de partie civile s'ajoutent à celle déposée en juin 2026 par l'ex-mannequin américaine Carré Otis, qui accuse l'homme de l'avoir violée en 1985 et 1986, alors qu'elle avait 17 ans.

Des faits survenus entre 1980 et le milieu des années 1990

Les plaignantes, toutes d'origine étrangère, dénoncent des faits survenus entre 1980 et le milieu des années 1990, alors qu'elles étaient venues en France pour travailler dans le mannequinat. Plusieurs d'entre elles se manifestent pour la première fois auprès de la justice. Sous couvert d'anonymat, elles décrivent un système bien rodé, sous l'influence d'un patron puissant, où les jeunes femmes étaient poussées à se plier à des soirées en boîte de nuit, des dîners borderline entourés d'hommes influents ou à des « shootings dégradants ».

« Elles sont terrifiées », a déclaré Homayra Sellier, présidente de l'association Innocence en Danger, citée par Le Parisien.

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Des récits d'une grande violence

Les témoignages rapportés par le quotidien font état de violences sexuelles extrêmes. Une victime affirme avoir bu un verre d'eau dans une célèbre boîte de nuit parisienne avant de se réveiller avec « Gérald Marie au-dessus d'elle ». Plusieurs autres décrivent des viols par pénétration anale atrocement douloureux.

De son côté, Gérald Marie, par la voix de son avocate Me Bekerman, nie en bloc toutes les accusations de viol, reconnaissant çà et là des relations consenties « entre adultes ». Son conseil assure par ailleurs que la prescription jouera dans ce dossier.

Un contexte post-MeToo

Les faits dénoncés s'inscrivent dans un milieu du mannequinat des années 1980-1990, exempt de toute critique pré-MeToo. En 2020, Linda Evangelista, ex-compagne de Gérald Marie, avait publiquement apporté son soutien aux premières accusatrices, déclarant au Guardian : « En les entendant maintenant, et en me basant sur mes propres expériences, je crois qu'elles disent la vérité. Cela me brise le cœur, car ce sont des blessures qui ne guérissent peut-être jamais, et j'admire leur courage et leur force de prendre la parole aujourd'hui. »

Une première enquête préliminaire avait été classée sans suite il y a trois ans, mais ces nouvelles plaintes relancent l'affaire.

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