États-Unis : le retrait de documents Trump du dossier Epstein suscite des accusations de dissimulation
Documents Trump retirés du dossier Epstein : accusations de dissimulation

Une révélation explosive secoue Washington

Les appels à la transparence montent en flèche aux États-Unis après que plusieurs médias américains de premier plan, dont le New York Times et la radio publique NPR, ont révélé que le gouvernement avait retiré du dossier Epstein des documents mentionnant l'ancien président Donald Trump. Ces révélations, publiées mercredi 25 février 2026, concernent notamment des documents relatant des accusations d'agression sexuelle sur mineure, plongeant l'administration dans une tourmente politique intense.

Les démocrates dénoncent une "opération de dissimulation" historique

« C'est la plus grande opération de dissimulation du gouvernement dans l'histoire moderne », ont accusé avec véhémence les élus démocrates de la puissante commission de supervision à la Chambre des représentants. Sur le réseau social X, ils ont ajouté sans ambages : « Nous exigeons des réponses immédiates et complètes sur ces agissements inacceptables. »

La radio publique NPR avait initialement rapporté mardi que le ministère de la justice américain (DoJ), dirigé par Pam Bondi, une fidèle du président républicain, avait empêché la publication de documents liés à des accusations graves contre Donald Trump. Selon ces informations, l'ancien président aurait été accusé d'avoir agressé sexuellement une mineure, des allégations qui n'ont jamais été prouvées devant un tribunal.

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Des documents sensibles retirés de la base de données publique

Plusieurs documents évoquant des accusations contre Jeffrey Epstein et mentionnant Donald Trump ont également été retirés de la base de données publique relative au criminel sexuel, mort en prison en 2019 avant son procès. Le New York Times a ensuite confirmé mercredi que, parmi les documents non publiés, figuraient des notes détaillées de la police fédérale (FBI) résumant des interrogatoires menés en lien avec les accusations d'une femme en 2019.

Cette femme s'était présentée aux autorités après l'arrestation du financier new-yorkais et avait affirmé avec force avoir été agressée sexuellement quelques décennies plus tôt, lorsqu'elle était mineure, par Jeffrey Epstein et Donald Trump. Le quotidien new-yorkais affirme de manière catégorique que sur les quatre interrogatoires effectués, un seul résumé – évoquant uniquement les accusations contre Jeffrey Epstein – a été rendu public, soulevant de sérieuses questions sur l'opacité des procédures.

Les démocrates enquêtent sur la gestion du FBI

Les élus démocrates de la commission de supervision ont affirmé avec insistance avoir enquêté ces dernières semaines sur la manière dont le FBI a géré les accusations portées en 2019. Ils déclarent « pouvoir confirmer que le ministère de la justice semble avoir illégalement retenu des interrogatoires cruciaux du FBI » avec la victime présumée, une pratique qui pourrait constituer une entrave à la justice.

Sollicité par l'Agence France-Presse, le ministère de la justice a redirigé vers sa réponse officielle aux élus démocrates sur X. Dans ce message ferme, le DoJ les exhorte à « cesser de tromper le grand public en fabriquant de l'indignation de la part de leur base radicale anti-Trump ». Le ministère soutient avec vigueur que « RIEN n'a été supprimé », affirmant que seuls des documents doublons, ou tombant sous le coup d'une interdiction légale de publication, ou faisant partie d'une enquête fédérale en cours, n'ont pas été publiés.

La publication partielle du dossier Epstein critiquée

Le ministère de la justice américain a publié le 30 janvier « plus de trois millions de pages » en partie caviardées du dossier Epstein, affirmant que l'administration Trump s'était ainsi acquittée de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre par le Congrès, de faire toute la lumière sur ce dossier politiquement explosif. Cependant, plusieurs victimes de Jeffrey Epstein s'indignent avec raison que de nombreux documents aient été caviardés, et qu'aucune suite n'ait été donnée en matière judiciaire contre les complices présumés du financier.

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Un temps proche de Jeffrey Epstein avec qui il évoluait dans les mêmes cercles sociaux, Donald Trump a toujours nié avec force avoir eu connaissance de son comportement criminel et assure avoir rompu avec lui bien avant ses ennuis judiciaires. Malgré ces dénégations, les récentes révélations continuent d'alimenter les spéculations et les demandes de transparence absolue.