La psychanalyste Claude Halmos est morte le 9 juillet à l'âge de 80 ans, a-t-on appris jeudi soir. Sa disparition a surpris tant elle incarnait une figure solide et autoritaire dans le paysage médiatique français.
Une personnalité imposante
Claude Halmos imposait le respect tant par sa forme que par son fond. Sur le plan physique, elle affichait un ton ferme, un regard noir de jais, un port de tête hiératique hérité de la danse classique et une élégance vestimentaire tranchée, souvent vêtue de noir avec des coupes graphiques.
Sur le fond, elle était une spécialiste reconnue de l'enfance. Elle a documenté ce sujet dans divers médias : à la radio, à la télévision, dans la presse écrite, notamment au sein du magazine Psychologies, et dans une quinzaine de livres.
Disciple de Françoise Dolto
Disciple de Françoise Dolto, qui l'a supervisée à ses débuts, Claude Halmos a toujours eu un propos très clair, même dans les périodes de vifs débats sociétaux sur la parentalité, la famille et l'éducation. Elle n'hésitait pas à ferrailler pour défendre ses convictions.
Son œuvre et son engagement laissent une marque indélébile dans le domaine de la psychanalyse et de la protection de l'enfance.



