Une veillée spontanée pour ne pas oublier
À Villers-en-Arthies, dans le Val-d'Oise, la communauté s'est rassemblée ce lundi 11 mai 2026 pour honorer la mémoire d'Angeline, 39 ans, et de ses deux filles, Jade, 13 ans, et Ambre, 9 ans. Elles ont été tuées par leur compagnon et père, un policier municipal, entre vendredi et samedi, avant qu'il ne mette fin à ses jours. Le drame a secoué ce village de 500 habitants où la famille vivait depuis une dizaine d'années.
Des messages chargés d'émotion
Dès l'après-midi, des élèves du collège de Bray-et-Lû se sont donné rendez-vous devant le pavillon familial. Ils ont déposé des fleurs, des bougies, des dessins et des lettres adressées à Jade, l'aînée. « Quand je l'ai appris, je n'y croyais pas vraiment, écrit une de ses amies. J'imaginais ton expression quand ton père avait tiré. C'est dommage que tu sois partie trop tôt. »
Une autre adolescente s'indigne : « C'est injuste que votre propre père puisse faire ça. On n'oubliera jamais. Je sais qu'on n'a jamais eu l'occasion de parler ensemble mais tu étais une fille formidable, magnifique, gentille et intelligente. »
Les hommages évoquent les souvenirs laissés par la collégienne. « Tu étais très solaire, tu rendais les gens heureux. Tu gagnais tous les cross, tu étais exceptionnelle », peut-on lire. Une amie ajoute : « Quand je pense que tu ne pourras pas faire roller avec nous tous. Je penserai à toi chaque fois. »
« Dans ma tête, j'ai toujours ton sourire, ton rire et ton visage », confie une autre. « Tu as aidé tellement de gens sans t'en rendre compte. Sache qu'on t'aime et qu'on t'oubliera jamais », ajoute une élève de troisième. Beaucoup de messages évoquent aussi sa petite sœur Ambre et leur mère Angeline.
Un recueillement collectif en préparation
Des voisins et des proches ont également déposé des fleurs, des bougies et des peluches. Sur Facebook, la mairie a annoncé travailler à l'organisation d'un temps de recueillement collectif, dans le respect des familles et de l'enquête en cours. Celle-ci, ouverte par le parquet de Pontoise, est confiée à la gendarmerie pour établir le déroulement précis des faits.



