Profil type du pyromane : hommes jeunes, impulsifs et isolés
Profil type du pyromane : hommes jeunes, impulsifs, isolés

Trois nouveaux départs de feu « volontaires » ont été constatés à quelques kilomètres au nord de l’incendie de Pontevès, qui ravage le Var depuis sept jours et mobilise plus d’un millier de sapeurs-pompiers. Le préfet du Var a immédiatement dénoncé des actes « inadmissibles et pénalement répréhensibles ». Ces incidents surviennent peu après la mise en cause de deux jeunes hommes de 18 ans pour les incendies de Fontainebleau. Face à cette actualité brûlante, la question du profil type du pyromane refait surface.

Des points communs plutôt qu’un profil unique

Interrogé par l’AFP, un médecin psychiatre et expert auprès de la Cour de cassation explique qu’il n’existe pas de profil type, mais des « points communs » récurrents. « Ce sont souvent des hommes, plutôt jeunes, chez qui on retrouve par exemple un certain degré d’impulsivité. L’impulsivité signifie qu’il y a une prédominance de l’agir sur la réflexion. Donc quand ces personnes sont soumises à des pressions extérieures, à des facteurs de stress, elles vont plutôt répondre par l’agir », détaille-t-il.

Fragilité psychologique et isolement social

Le psychiatre ajoute que ces individus ont « souvent une estime d’eux-mêmes assez fragile et sont isolés socialement. Cela ne veut pas dire qu’ils sont en dehors de la société, mais plutôt que leur support social manque un peu. Ainsi, s’ils sont soumis à des aléas, ils vont devoir gérer ça un peu tout seuls. » Cette combinaison d’impulsivité, de faible estime de soi et d’isolement les rend plus vulnérables aux déclencheurs émotionnels.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Distinction claire entre incendiaires et pyromanes

L’expert tient à distinguer les incendiaires des pyromanes. Les premiers forment un « groupe très hétérogène de gens qui mettent volontairement le feu ». Selon lui, 95 % d’entre eux agissent par vengeance, motifs financiers ou politiques. Les 5 % restants, bien que ce pourcentage soit difficile à évaluer, mettent le feu par fascination : ce sont les véritables pyromanes. « Ces personnes sont attirées par le feu lui-même, par son pouvoir destructeur et esthétique », précise-t-il.

Des actes aux conséquences dramatiques

Les départs de feu volontaires, qu’ils soient le fait d’incendiaires ou de pyromanes, ont des conséquences humaines, matérielles et écologiques désastreuses. L’incendie de Pontevès, qui dure depuis une semaine, a déjà détruit des centaines d’hectares de végétation et menace plusieurs habitations. Les forces de l’ordre rappellent que ces actes sont « pénalement répréhensibles » et passibles de lourdes peines.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale