Ce lundi 20 juillet, la place située face à la Maison de la truffe, à Aups, a pris des airs de marché gourmand à l'occasion de la septième édition de la fête de la truffe d'été. Producteurs, trufficulteurs et visiteurs se sont retrouvés autour de stands de produits locaux, de démonstrations de chiens truffiers et de chasse au précieux champignon.
Une chienne truffière en action
Sous les yeux des spectateurs, Nana, une jeune chienne truffière, avait pour mission de déterrer une truffe. « Allez, cherche ! », a lancé son maître. Nana s'est précipitée, le museau au ras du sol, tandis que les regards se figeaient, suspendus à sa quête : dénicher le champignon caché sous la passerelle. Bienvenue à la fête de la truffe, au cœur d'Aups.
Truffe blanche d'été : un nom récent
La truffe blanche d'été ne porte officiellement ce nom que depuis une dizaine d'années. Longtemps, le terme « truffe » lui a été refusé, de peur qu'il ne porte préjudice à la réputation de la prestigieuse truffe noire d'hiver. Mais attention, ici, ce n'est pas la célèbre truffe noire d'hiver qui est à l'honneur. Pour sa septième édition, place à la truffe blanche d'été.
« Mais alors c'est quoi la différence entre les deux ? », se sont demandé Françoise et Nadège, deux amies installées sur un banc. « Son goût est moins prononcé, plus subtil, avec des notes de noisette », a expliqué Philippe De Santis, président du Syndicat des trufficulteurs du Var. Son autre différence saute aux yeux… ou plutôt au portefeuille : là où la truffe d'hiver atteint près de 1 200 euros le kilo, celle d'été se négocie entre 250 et 300 euros.
Produits locaux et dégustations
Autour des quatre trufficulteurs présents, les stands de miel, fromages, jambons ou bières artisanales ont attiré touristes et habitués. Une quinzaine de stands proposaient des produits locaux. « Demain, j'en fais un apéro entre amis : une tranche de pain, de fines lamelles de truffe, de l'huile d'olive et du gros sel. C'est comme ça que je la préfère », a souri Nadège.
Une récolte moins généreuse cette année
Cette année pourtant, la récolte est moins généreuse. « Le printemps a été trop froid. Les nuits de mai n'ont pas permis aux sols de suffisamment se réchauffer pour que la truffe se développe », a déploré Philippe De Santis. Une production plus faible, mais une qualité saluée par les professionnels.
De quoi renforcer l'ambition du maire Bernard Dutrey de faire comprendre à tous qu'Aups est bien « la capitale de la truffe ». Une sculpture du champignon sur un rond-point ? Une statue de chien truffier ou de cochon ? Les idées sont sur la table. En attendant, habitants, restaurateurs et visiteurs savourent leurs tartines au beurre truffé, avec un même parfum de Provence.



