Vallauris : le tir du policier municipal, possible confusion avec une bombe lacrymo
Vallauris : tir du policier, possible confusion

Le policier municipal qui a ouvert le feu dimanche 2 août 2026 à Vallauris, blessant un cambrioleur présumé, est toujours en garde à vue au commissariat d'Antibes. Selon une source proche du dossier, l'agent aurait confondu une bombe lacrymogène avec une arme, ce qui pourrait orienter l'enquête vers une légitime défense.

Une intervention qui a dégénéré

Les faits se sont produits vers 14h30, avenue du Château-d'Eau, alors que trois policiers municipaux intervenaient pour appréhender deux individus qui s'étaient introduits par effraction dans une villa cossue. La tentative d'interpellation a rapidement tourné à l'affrontement. Selon nos informations, partiellement confirmées par la radio Ici Azur, une policière a été violemment bousculée et du gaz lacrymogène a été diffusé à l'intérieur du bâtiment.

Le bilan est lourd : deux fonctionnaires ont été intoxiqués par les gaz, dont l'un blessé à l'épaule et transporté à l'hôpital. Les deux suspects ont ensuite pris la fuite par la voie publique, où ils sont tombés nez à nez avec un troisième policier municipal qui sécurisait les abords.

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Le tir : une possible confusion

C'est à ce moment que les faits ont basculé. D'après une source proche du dossier, l'agent a fait feu alors qu'il voyait le duo s'avancer rapidement dans sa direction. L'un des deux aurait esquissé un geste suspect sous ses vêtements. De loin, le policier aurait confondu l'objet – une possible petite bombe de gaz lacrymogène – avec une arme, le poussant à faire usage de la sienne.

Le suspect a été blessé, non pas à la hanche comme initialement rapporté, mais à l'abdomen. Il a été placé en garde à vue sous le régime de l'hospitalisation à l'hôpital Pasteur 2, à Nice. Il s'agit d'un habitant du quartier des Moulins, à Nice. Le second individu est toujours en fuite à bord d'une moto rouge, activement recherché par les forces de l'ordre.

Enquête en cours pour déterminer la légitime défense

L'enquête a été confiée au Service local de police judiciaire (SLPJ) d'Antibes, qui n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. La procédure est automatique lorsqu'un agent fait usage de son arme dans l'exercice de ses missions. Elle devra confirmer si ce tir, très encadré chez les policiers municipaux, était proportionné et s'inscrit dans le cadre de la légitime défense.

Cette affaire intervient dans un contexte de lutte contre la délinquance dans la région, où la police d'Antibes a récemment mis un coup d'arrêt aux vols à l'arraché de l'été. Les circonstances exactes du tir restent à établir, mais la piste de la confusion semble privilégiée par les enquêteurs.

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