Tête de cochon à Nice : Ciotti veut se porter partie civile
Tête de cochon à Nice : Ciotti partie civile

Le député des Alpes-Maritimes et président de LR, Éric Ciotti, a annoncé ce mardi 5 août 2025 son intention de se porter partie civile dans l'enquête ouverte après la découverte, lundi, d'une tête de cochon déposée devant son local de permanence à Nice. Il dénonce un acte d'intimidation visant à le faire taire.

Un geste jugé "ignoble" par l'élu

L'objet macabre a été retrouvé par les services municipaux aux abords du local situé dans le quartier de la Libération, à Nice. Une enquête a été confiée à la police judiciaire de Nice pour dégradations et menaces. Éric Ciotti, qui a déposé plainte, a qualifié cet acte de "lâche et ignoble" dans un communiqué. Il y voit "une tentative d'intimidation" après ses prises de position sur la sécurité et l'immigration.

Une réponse politique ferme

Dans son communiqué, l'élu précise qu'il se constituera partie civile "pour que toute la lumière soit faite" sur cette affaire. Il ajoute que "rien ne fera céder" ses convictions. Plusieurs personnalités politiques, dont le maire de Nice Christian Estrosi, ont exprimé leur soutien. Christian Estrosi a condamné "un acte inacceptable" et assuré que la ville apporterait son concours à l'enquête.

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Le contexte national des tensions

Cet incident survient dans un climat politique tendu, marqué par des débats houleux sur la loi immigration. Éric Ciotti, connu pour ses positions fermes, a récemment été au cœur de polémiques. En juin, il avait déjà été la cible de tags sur son local. La découverte de la tête de cochon a relancé le débat sur la sécurité des élus. Selon un récent rapport du ministère de l'Intérieur, les agressions envers les élus ont augmenté de 15% en 2025 par rapport à l'année précédente.

La procédure judiciaire en cours

Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour "dégradations en raison de l'appartenance à un parti politique" et "menaces". Les enquêteurs vont analyser les images de vidéosurveillance du secteur. Aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade. Éric Ciotti espère que la partie civile lui permettra d'accéder au dossier et de faire valoir ses droits.

Selon son avocat, Me Philippe Prêtre, cité par nos confrères de Nice-Matin, "cet acte est d'une gravité extrême, il touche à la démocratie". Il ajoute que "la partie civile est un droit pour la victime, et mon client entend l'exercer pleinement".

Un soutien unanime de la classe politique

Au-delà de Christian Estrosi, de nombreux responsables politiques ont condamné cet acte. Le ministre de l'Intérieur a également réagi sur X (ex-Twitter), évoquant "un acte odieux" et assurant que les auteurs seraient "retrouvés et punis". La classe politique, de gauche comme de droite, s'est dite solidaire d'Éric Ciotti, même si certains ont rappelé que les propos clivants de l'élu pouvaient susciter des tensions.

Cette affaire intervient alors que les débats sur la sécurité des élus sont au cœur de l'actualité. Le gouvernement a annoncé, en juillet dernier, un plan de protection renforcée pour les élus locaux, comprenant notamment des formations et des dispositifs d'alerte. Éric Ciotti pourrait être le premier à bénéficier de ce dispositif.

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