Près de 300 personnalités du monde de la culture et de la recherche ont publié une tribune de soutien à la DJ Barbara Butch, quelques jours après l’interruption de son concert à Grenoble par des militants propalestiniens et de La France insoumise (LFI). Le même jour, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour « délit d’entrave concertée aux libertés ».
Une tribune pour défendre la liberté d'expression
Publiée dans Libération à l’initiative de Jonas Pardo, directeur de l’association Boussole antiraciste, la tribune rappelle que « la défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire ». Elle ajoute toutefois qu’elle « ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances, ou même de ses opinions ».
Des plaintes sont prêtes selon l'artiste
Parmi les signataires figurent notamment Alain Chabat, Géraldine Nakache, Vincent Elbaz, Ludivine Sagnier, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Tiago Rodrigues, Marie Darrieussecq, Patrick Boucheron et Eva Illouz. Selon les auteurs du texte, l’artiste « est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne ».
Un appel au boycott et une proposition de loi controversée
Le concert de Barbara Butch avait fait l’objet d’un appel au boycott, notamment de la part de l’antenne grenobloise de LFI, après la signature par la DJ d’une tribune soutenant la proposition de loi Yadan contre les nouvelles formes d’antisémitisme, depuis retirée. Dans une tribune publiée par Le Monde, la DJ et son avocate Audrey Msellati estiment que « l’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme » et indiquent que des plaintes sont « prêtes ».



