Les travailleurs du Samu social de Paris ont exprimé leur mal-être face à une austérité budgétaire qui dégrade leurs conditions de travail et l’accueil des personnes sans-abri. Lors d’une assemblée générale tenue le 24 juillet 2026, ils ont dénoncé un manque de moyens chronique et une augmentation des refus d’hébergement.
Des conditions de travail de plus en plus difficiles
Selon un communiqué de l’intersyndicale (CGT, SUD, CFDT), les agents sont confrontés à une charge de travail accrue, avec des équipes réduites et des moyens matériels insuffisants. « La plupart du temps, on répond qu’il n’y a pas de place », a déclaré un agent lors de l’assemblée, cité par le texte. Cette situation génère un sentiment d’impuissance et de détresse chez les travailleurs sociaux.
Le Samu social de Paris, qui assure la maraude et l’hébergement d’urgence, a vu son budget stagner ces dernières années, alors que la demande augmente. En 2025, plus de 30 000 appels au 115 (numéro d’urgence pour les sans-abri) n’ont pas abouti à une solution d’hébergement, selon des chiffres de l’intersyndicale.
Une hausse des refus d’hébergement
Les travailleurs dénoncent une politique d’austérité qui les oblige à refuser des personnes en détresse. « Nous sommes en première ligne, nous voyons la misère chaque jour, mais nous n’avons pas les moyens d’y répondre », a expliqué un maraudeur. L’intersyndicale réclame une augmentation des crédits alloués à l’hébergement d’urgence et une revalorisation des salaires.
En parallèle, la mairie de Paris a annoncé un plan d’urgence pour l’hébergement, mais les syndicats estiment que les mesures sont insuffisantes. « Ce n’est pas à la hauteur des besoins », a commenté un représentant syndical.
Un appel à la mobilisation
Les agents du Samu social appellent à une mobilisation le 1er août 2026 devant l’Hôtel de Ville de Paris pour interpeller les pouvoirs publics. Ils demandent également une rencontre avec la ministre du Logement et de la Ville. « Nous ne pouvons plus continuer ainsi, notre santé mentale est en jeu », a conclu un travailleur.



