L'ancien nageur français Amaury Leveaux a été placé en garde à vue dans un commissariat du 8e arrondissement de Paris, soupçonné de violences sur sa conjointe et leur bébé de six mois, selon une information de BFMTV citant des « sources concordantes ». Le nourrisson a dû être hospitalisé, les médecins redoutant un éventuel syndrome du bébé secoué.
Une affaire de violences sur nourrisson
Le champion olympique est cette fois-ci suspecté d'avoir menacé sa conjointe et molesté leur enfant. Les faits auraient eu lieu à leur domicile, conduisant à l'hospitalisation du bébé. Les médecins ont évoqué un possible syndrome du bébé secoué, une pathologie grave résultant de secousses violentes imposées à un nourrisson.
Amaury Leveaux a été déféré au tribunal judiciaire de Paris au terme de sa garde à vue, dans l'attente des suites judiciaires à donner à ce dossier. L'ancien nageur, âgé de 38 ans, avait déjà été impliqué dans une affaire d'escroquerie liée à une plateforme numérique de sponsoring sportif, créée pour financer les talents du sport français via une cryptomonnaie.
Un précédent en 2016
Ce n'est pas la première fois que l'athlète est confronté à la justice pour des violences conjugales. En 2016, il avait été interpellé par la police à son domicile après une violente altercation avec sa femme, celle-ci l'accusant à l'époque de lui avoir projeté la tête contre un mur avant de la gifler.
Il avait finalement été relaxé par la justice en mars 2017, le tribunal ayant retenu à l'époque le contexte de violences réciproques lors de la dispute. Cette nouvelle affaire, impliquant cette fois un nourrisson, pourrait avoir des conséquences judiciaires plus lourdes.
Un parcours sportif exceptionnel
Amaury Leveaux, médaillé olympique et multiple champion de natation, avait marqué l'histoire de la discipline en France. Son palmarès comprend notamment des titres mondiaux et européens. Cependant, ses démêlés judiciaires récents ternissent son image publique.
La justice doit maintenant déterminer les suites à donner à cette garde à vue. L'hospitalisation du bébé et les soupçons de syndrome du bébé secoué constituent des éléments graves qui pourraient orienter la procédure vers une mise en examen pour violences sur mineur de moins de 15 ans.