La question du football est particulièrement sensible en Argentine, surtout en ce moment. Rosalia est ainsi au cœur d'une controverse dans ce pays. À quelques jours de ses concerts à Buenos Aires, la chanteuse star espagnole fait face à une polémique après le partage d'une publication sur la défaite de l'Albiceleste en finale de la Coupe du monde.
Une vidéo perçue comme un affront
Son partage d'une vidéo TikTok de l'actrice libano-américaine Mia Khalifa – dans laquelle cette dernière célébrait la victoire de l'Espagne avec le message « Comme la vie résonne maintenant que les "perlas" ont été vaincues », au son de la chanson La Perla de Rosalia – a été perçue comme un affront en Argentine. En espagnol, « perla » est une expression familière pour désigner une personne conflictuelle ou pénible.
Les excuses de Rosalia
Après avoir supprimé la publication, Rosalia a présenté mercredi des excuses sur Instagram, expliquant qu'elle avait partagé la vidéo sans vraiment savoir « ce qu'elle disait ». « Je n'ai que de l'amour pour l'Argentine », a-t-elle assuré.
À un peu plus d'une semaine du premier des quatre concerts de son « Lux Tour » à Buenos Aires, tous à guichets fermés, certains messages sur les réseaux sociaux assurent vouloir boycotter l'artiste. « Et si on demandait le remboursement des billets ? », « J'ai rendu les billets que j'avais achetés pour mes nièces, elles ont décidé d'elles-mêmes de ne pas aller te voir […] tu as énormément déçu ton public argentin » ou encore la mention « en train de rendre les billets » figurent parmi les commentaires sous la dernière publication de l'artiste espagnole.
Un concert annulé face aux « messages de haine »
Des sources au sein de l'organisation des concerts à Buenos Aires ont toutefois indiqué que le nombre de demandes de remboursement est insignifiant au regard des 50 000 places vendues.
En revanche, un concert symphonique en hommage à Rosalia, qui devait se tenir jeudi dans un musée de la province de Córdoba, a été annulé. Les organisateurs ont expliqué dans un communiqué avoir reçu « de nombreux messages de haine ».



