Policier agressé à Belfort : Nuñez dénonce un acte abject
Policier agressé à Belfort : Nuñez dénonce un acte abject

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a fermement condamné les violences subies par un policier en civil vendredi matin à Belfort, lors d'une interpellation aux abords du lycée Courbet. Dans un message publié sur le réseau social X, il a qualifié cet événement d'« acte abject » et a assuré que tout serait mis en œuvre pour identifier les auteurs.

Un policier hospitalisé après une violente agression

L'officier, qui intervenait en civil, a été « volontairement ciblé » et « jeté à terre », puis frappé à coups de pied à la tête, comme le montre une vidéo commentée par le ministre. Il a été hospitalisé après avoir perdu connaissance. « Son état n'inspire heureusement plus d'inquiétude majeure à cette heure », a précisé Laurent Nuñez.

Le procureur de la République de Belfort, Paul-Edouard Lallois, a indiqué à l'AFP que les faits se sont déroulés à 9h15, alors que le policer venait d'interpeller un jeune homme. Il a été « pris à partie par une horde sauvage de jeunes gens qui l'ont fait tomber au sol et roué de coups de poing et de pied, notamment au niveau de la tête ». Le jeune interpellé en a profité pour s'enfuir.

Une enquête pour tentative de meurtre ouverte

Des renforts de police sont rapidement intervenus pour disperser le groupe d'agresseurs et porter secours au policier, qui présentait plusieurs plaies au visage. Un adolescent de 17 ans, scolarisé au lycée Courbet, a été interpellé dans la foulée. Selon le procureur, il n'est « pas formellement identifié comme ayant porté des coups », et les investigations sont en cours pour vérifier son implication.

Le parquet de Belfort a ouvert une enquête pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique en réunion ». Laurent Nuñez a exprimé son « total soutien aux policiers et gendarmes qui interviennent dans des conditions difficiles », ajoutant que lorsqu'ils engagent la force, « conformément à mes instructions, ils ne font pas face à des manifestants mais à des émeutiers ».