Dans la nuit du 2 au 3 août 2026, une intervention du Raid à Woippy (Moselle) a conduit à la découverte de sept enfants vivant dans un appartement insalubre, infesté de cafards et d'insectes. Les enfants, âgés de 1 à 18 ans, présentaient des marques physiques, des tiques et des puces dans les cheveux, ainsi que des morsures de chien. Le couple parental, composé d'un homme de 39 ans et d'une femme de 31 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.
Une intervention déclenchée par des violences
L'intervention a débuté vers 23 heures, après un appel signalant des violences commises dans la rue. Selon ICI Lorraine, l'homme aurait traîné sa fille de 18 ans par les cheveux avant de la contraindre à rentrer au domicile familial. À l'arrivée des forces de l'ordre, le père, fortement alcoolisé, s'est retranché dans l'appartement avec sa compagne et leurs sept enfants, comme l'a rapporté France 3 Lorraine, citant une source proche de l'enquête. Il aurait menacé les policiers, entraînant l'intervention du Raid. Le couple a finalement été arrêté peu après 2 heures du matin.
Un logement insalubre et des enfants en danger
Les policiers ont alors découvert un appartement "complètement insalubre", selon le parquet de Metz, où les enfants vivaient parmi les "cafards et autres insectes". Les sept enfants ont été hospitalisés et vont subir des examens médicaux. Deux Staffordshire Terriers vivaient également dans le logement, ce qui explique les morsures de chien constatées sur les enfants.
Le couple placé en garde à vue
Le père, déjà connu de la justice pour des délits de droit commun, et la mère ont été placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés de violences et de "soustraction à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de son enfant mineur". Leur garde à vue a été prolongée ce mardi, tandis que leur fille majeure doit être entendue par les enquêteurs.
Une affaire qui soulève des questions
Cette affaire met en lumière les conditions de vie extrêmement précaires de certains enfants, et soulève des questions sur la vigilance des services sociaux. Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes de cette situation et les éventuelles responsabilités.



