Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict ce vendredi 17 juillet dans le procès Athanor, une vaste affaire de trafic de stupéfiants et de blanchiment d'argent. Sur les 22 accusés, 17 ont été condamnés à des peines allant de 6 mois de prison avec sursis à 18 ans de réclusion criminelle. Les deux fondateurs présumés de l'officine criminelle, ainsi qu'un exécutant, ont écopé des peines les plus lourdes.
Les fondateurs lourdement condamnés
Le principal fondateur, âgé de 45 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle, tandis que le cofondateur, 38 ans, a reçu une peine de 15 ans. Selon le parquet, ils étaient à la tête d'un réseau qui aurait importé plusieurs tonnes de cannabis et de cocaïne entre 2015 et 2020. L'exécutant, un homme de 32 ans, a été condamné à 12 ans de prison pour son rôle dans l'organisation des transports et la logistique.
Les juges ont souligné la sophistication de l'organisation, qui utilisait des sociétés écrans et des comptes offshore pour blanchir les profits. Le montant total des avoirs saisis s'élève à 4,2 millions d'euros, selon les informations communiquées par le tribunal.
Des peines variables pour les autres accusés
Parmi les autres condamnés, cinq ont écopé de peines de 5 à 8 ans de prison, six de 2 à 4 ans, et quatre de peines inférieures à 2 ans, parfois avec sursis. Cinq accusés ont été acquittés, faute de preuves suffisantes. L'avocat de l'un des fondateurs a annoncé son intention de faire appel, estimant que la peine était disproportionnée par rapport aux éléments retenus.
Le procès, qui a duré six semaines, a mis en lumière les méthodes du groupe, qualifié d'« officine criminelle » par l'accusation. Les enquêteurs ont démantelé le réseau en 2020 après une surveillance de plusieurs mois, aboutissant à l'interpellation de 25 personnes.
Le tribunal a également ordonné la confiscation des biens saisis, dont plusieurs véhicules de luxe et des propriétés immobilières. Les condamnés devront également verser des dommages et intérêts aux parties civiles, dont l'État français, pour un montant total de 1,5 million d'euros.



