Place de la République : les jeunes maintiennent la mobilisation
Place de la République : la mobilisation des jeunes se poursuit

Depuis la journée de mobilisation du 17 octobre, la place de la République à Paris est devenue l'épicentre du mouvement de contestation francilien. Chaque soir, des Français curieux du lieu et toujours engagés continuent de s'y rendre, comme l'observe Constance Daulon dans un reportage publié le 23 octobre 2026.

Un lieu de rassemblement quotidien

Ce mardi 20 octobre, sept camions de gendarmes étaient garés au début de la rue de Turbigo, qui débouche sur la place. Les trépieds et caméras des médias français et internationaux y sont toujours installés, légèrement en hauteur, sur quelques marches, en face de la caserne Vérines.

La statue de Marianne, qui s'élève au centre de la place, ne porte plus son gilet jaune affirmant « 2026, la police mutile les lycéens ». Certains graffitis qui la recouvraient ont été effacés, mais on peut encore y lire : « Macron démission », « ACAB » ou « On écrit l’histoire ».

Des revendications parfois ignorées

Tristan, un jeune homme présent sur place, regrette que les chaînes de télévision évoquent davantage les dégâts matériels que les revendications. Cette remarque souligne le fossé entre la couverture médiatique et les motivations profondes des manifestants.

Du haut de ses 9,5 mètres, la statue, inaugurée en 1883, a assisté à bien des petites et grandes histoires. Depuis la journée de mobilisation chaotique du 17 octobre, c'est encore auprès de l'allégorie de la République que les jeunes se réfugient.

Une mobilisation qui attire toujours

La place continue d'attirer chaque soir des Français, certains venus par curiosité, d'autres toujours engagés. Le mouvement, bien que marqué par des incidents, semble s'inscrire dans la durée, avec une présence constante des forces de l'ordre et des médias.

Les slogans inscrits sur la statue de Marianne témoignent de la persistance des messages politiques, malgré les tentatives de nettoyage. La contestation, bien que moins visible dans les médias, reste vivace sur le terrain.