Le procureur général de Toulouse, Franck Rastoul, a annoncé ce dimanche 19 juillet 2026 que les ossements découverts en mai dernier dans le Tarn sont formellement identifiés comme étant ceux de Delphine Jubillar, disparue depuis décembre 2020. Cette confirmation met fin à plus de cinq ans et demi d'incertitude pour la famille et les proches de l'infirmière de 33 ans.
Des analyses ADN déterminantes
Les analyses génétiques réalisées par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) ont permis de comparer l'ADN des ossements avec celui de la fille de Delphine Jubillar, ainsi qu'avec des prélèvements effectués dans son domicile de Cagnac-les-Mines. Le taux de concordance est de 99,9999 %, selon les experts. « Il n'existe aucun doute raisonnable sur l'identité de la victime », a déclaré le procureur général lors d'une conférence de presse.
Les circonstances de la découverte
Les restes humains ont été mis au jour le 12 mai 2026 par un promeneur dans une zone boisée et isolée de la commune de Saint-Jean-de-Rives, à environ 30 kilomètres du domicile de la disparue. Le corps était partiellement enfoui sous des branchages et des débris végétaux. Les enquêteurs avaient rapidement suspecté qu'il s'agissait de Delphine Jubillar, en raison de la localisation et de l'état de décomposition des ossements.
Une enquête relancée
Cette découverte relance une affaire qui avait connu un rebondissement en 2021 avec la mise en examen du mari, Cédric Jubillar, pour meurtre sur conjoint. Ce dernier, incarcéré depuis juillet 2021, a toujours nié les faits. L'avocat de Cédric Jubillar, Me Jean-Baptiste Alary, a indiqué que son client « prend acte de cette identification, mais maintient son innocence ». Il a également souligné que « cette confirmation n'apporte pas de preuve directe de culpabilité ».
Les prochaines étapes judiciaires
Le procureur général a précisé que l'enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes de la mort et identifier les éventuels auteurs. Des expertises complémentaires sont en cours, notamment pour tenter de dater précisément le décès. « Nous disposons désormais d'un élément central pour la manifestation de la vérité », a-t-il ajouté. La famille de Delphine Jubillar, représentée par Me Étienne Boittiaux, a exprimé son soulagement tout en appelant à « ne pas cesser les recherches pour faire toute la lumière sur ce drame ».



