Le musée Jacques-Chirac, situé à Sarran en Corrèze, a été la cible d'un nouveau cambriolage dans la nuit de mardi à mercredi. C'est le troisième vol en dix mois dans cet établissement consacré à l'ancien président de la République. Cette fois encore, des objets personnels ont été dérobés, selon les informations de Libération.
Un butin encore indéterminé
Les gendarmes ont été alertés mercredi matin par le personnel du musée. Sur place, ils ont constaté une effraction par une porte latérale. Le ou les auteurs ont emporté des pièces exposées, mais le préjudice exact n'a pas encore été évalué. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherches de Tulle.
Ce vol intervient après deux précédents cambriolages survenus en novembre 2025 et en mars 2026. Dans ces deux affaires, des objets appartenant à la collection permanente avaient déjà été dérobés. Les enquêteurs n'excluent pas que ces trois faits soient liés, même si aucune interpellation n'a eu lieu à ce jour.
Un lieu symbolique pour la mémoire de Jacques Chirac
Le musée, inauguré en 2000 par Jacques Chirac lui-même, retrace la vie et l'action politique de l'ancien chef de l'État. Il abrite notamment des cadeaux reçus lors de ses voyages officiels, des objets personnels et des documents. Sa valeur symbolique est forte pour la région, d'autant que le président est né à Paris mais a des racines corréziennes.
La mairie de Sarran et la direction du musée ont condamné ces actes. « C'est une atteinte à notre patrimoine et à la mémoire de Jacques Chirac », a déclaré le maire de la commune, Michel Pesteil, cité par France Bleu. Il a appelé à renforcer la sécurité du site.
Une série de vols qui inquiète
Cette répétition de cambriolages suscite l'inquiétude parmi les habitants et les élus locaux. Des mesures de surveillance supplémentaires pourraient être mises en place, notamment l'installation de caméras de vidéosurveillance et le renforcement des alarmes. Selon nos informations, les gendarmes privilégient la piste d'un petit groupe de voleurs spécialisés dans les objets de valeur, qui ciblerait les musées de la région.
Le préjudice financier reste pour l'instant inconnu, mais la perte est surtout patrimoniale. Certaines pièces volées sont uniques et difficiles à écouler sur le marché de l'art, ce qui pourrait compliquer la revente. Les enquêteurs espèrent que ces objets réapparaîtront dans des ventes aux enchères ou des brocantes.
Un appel à témoins
La gendarmerie lance un appel à témoins pour tenter d'identifier les auteurs. Toute personne ayant des informations est invitée à contacter la brigade de recherches de Tulle au 05 55 20 00 00. Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes de ce nouveau vol et tenter de retrouver les objets dérobés.



