Ce dimanche 5 juillet 2026, environ 4 500 personnes se sont rassemblées à Narbonne pour rendre hommage à Louis, 17 ans, mort après une violente agression fin juin. La marche, organisée par la famille, a pris une tournure politique, avec la présence d'Eric Zemmour et de Marion Maréchal, figures de l'extrême droite. La mère de l'adolescent, qui n'a pas souhaité être nommée, a profité de cette tribune pour réclamer un durcissement de la justice pénale.
Un hommage marqué par la colère et des revendications
La foule, majoritairement vêtue de blanc, a parcouru le trajet de l'hôtel de ville jusqu'au chantier où Louis a été abandonné par ses agresseurs, avant de succomber à ses blessures trois jours plus tard à l'hôpital. Dans le cortège, des pancartes et des slogans tels que « La racaille en prison, ni oubli ni pardon » ou « Français, défends-toi, tu es ici chez toi » ont été scandés, tandis que des drapeaux tricolores flottaient.
Arrivée devant le lieu du drame, la mère de Louis, accompagnée de sa fille Marie-Julie Marteau, assistante parlementaire du député RN du Var Philippe Lottiaux, a pris la parole. Après la diffusion d'une chanson écrite par Louis pour sa mère, elle a déclaré : « Je ne veux plus entendre parler d'excuses de minorité. […] Ce n'est pas entendable que tes assassins ne passent que huit, dix ans de prison ou vingt pour les plus âgés, sans parler de remise de peine pour bonne conduite. »
Des peines de 30 ans réclamées
Cinq jeunes, dont trois mineurs âgés de 16 à 19 ans, ont été mis en examen pour tentative d'assassinat et placés en détention provisoire. La mère de Louis a exigé : « Je me battrai pour qu'ils prennent tous 30 ans de peine ferme. Incompressible. » Sous les applaudissements, elle a ajouté : « Nous allons redonner tout son sens au mot perpétuité, je le ferai pour toi mon fils. » Un homme dans la foule a alors crié « La peine de mort ! », mais une femme lui a répondu « Oh non, ce n'est pas le moment », tandis que d'autres lui intimaient de se taire.
Selon la police, environ 400 identitaires faisaient partie du cortège, soit plus que lors du précédent rassemblement une semaine plus tôt, auquel la famille n'avait pas souhaité s'associer pour éviter « toute récupération politique ». Samedi, environ 500 personnes avaient marché à Carcassonne à l'appel du père de Louis, Nicolas Hervé, lors d'un hommage moins marqué politiquement.
La présence de Zemmour et Maréchal
Après la prise de parole, la foule a remarqué la présence d'Eric Zemmour, président de Reconquête, à quelques mètres du podium. Ce dernier a enchaîné les selfies et les poignées de main. Gabrielle Péré, venue de Nice, a déclaré à l'AFP : « C'est plus qu'une marche blanche, c'est vraiment un cri de révolte, un cri de colère, en fait, et ça, il faut que le gouvernement entende bien ce message. » Elle a également exprimé son souhait de voir rétablir la peine de mort, une revendication entendue à plusieurs reprises dans la foule.
La mère de Louis a conclu son discours en promettant de se battre pour que les agresseurs de son fils purgent des peines exemplaires, dans une atmosphère de colère et de détermination.



