Gendarme de l'Hérault détenait des photos pédopornographiques de sa fille
Gendarme de l'Hérault détenait des photos pédopornographiques

Un major de la gendarmerie de l'Hérault, commandant en second d'un Peloton de surveillance et d'investigation (Psig), a été placé à la retraite d'office à compter du 1er juillet 2026, après la découverte de photos à caractère pédopornographique dans son ordinateur. L'affaire a éclaté fin avril 2026, lorsqu'une mère de famille, en pleine procédure de divorce, a découvert ces images sur le disque dur de son ex-mari. Elle a immédiatement donné l'alerte.

Des photos prises lors de soirées pyjama

Lors de l'enquête, les gendarmes ont retrouvé des dizaines de photos, dont certaines montraient des femmes nues, mais surtout des gros plans sur les parties intimes de très jeunes filles. Il s'agissait de la fille du mis en cause, âgée de 11 ans, et d'une de ses copines, également fille de gendarme. Selon un proche de l'enquête, les clichés ont été pris « pendant qu'elles regardaient la télé ou lors de soirées pyjamas ».

Le major, âgé de 57 ans, a reconnu avoir pris ces photos avec un appareil photo. Lors de son audition, il a évoqué « des pulsions » sans fournir d'explication plus détaillée, selon la même source. Toutefois, l'enquête n'a révélé aucun passage à l'acte.

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Poursuites judiciaires et contrôle judiciaire

Le parquet de Montpellier a décidé de poursuivre le gendarme pour « détention d'image de mineur à caractère pornographique » et « atteinte à l'intimité à caractère sexuel ». Il a été placé sous contrôle judiciaire. Sa hiérarchie a réagi rapidement en le désarmant et en le plaçant en garde à vue, après une audition libre.

Un procès renvoyé à février 2027

Le tribunal correctionnel devait juger l'affaire le lundi 29 juin 2026, mais l'audience a été ajournée. L'avocate du prévenu ne pouvait être présente, et l'expertise psychiatrique du gendarme n'a été versée au dossier que ce même jour. La présidente d'audience a fixé un nouveau rendez-vous au 23 février 2027, une date qui a suscité l'incompréhension des parties civiles. « C'est la première date que l'on m'a donnée, j'ai indiqué que c'était sensible étant donné l'actualité », s'est justifiée la magistrate.

Me Marie-Laure Lapetina, avocate de l'ex-épouse et de la fille du mis en cause, a déploré ce délai : « C'est une histoire sensible avec des conséquences psychologiques importantes. » De son côté, Me Luc Abratkiewicz, représentant la seconde plaignante, a déclaré : « Mes clients regrettent que le dossier soit renvoyé aussi loin. Il y a eu des photos licencieuses, on a volé l'intimité de leur enfant, il y a eu trahison, ils sont bouleversés. »

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