Agression identitaire à Montpellier : peines de prison avec sursis
Montpellier : sursis pour les agresseurs identitaires

Ce jeudi 10 septembre, le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné à des peines de prison avec sursis six jeunes qui s’étaient livrés à des violences sur la place des Beaux-Arts, le 18 septembre 2025, en marge d’une manifestation. Les faits s’étaient déroulés en plein après-midi sur la terrasse du bar Le Manchester.

Des peines allant de six à huit mois avec sursis

Âgés de 18 à 21 ans au moment des faits, Enzo A., Yann B., Hugo M. (absent mais représenté à l’audience par un avocat), Zakarya O. – le seul à s’en être pris aux deux victimes – et Raphaël P. ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. Marvin M., 25 ans, absent et non représenté, a écopé de huit mois avec sursis. Tous devront effectuer un stage de citoyenneté dans les six mois, à leurs frais. Ils ont aussi interdiction de porter ou détenir une arme pendant cinq ans.

Les victimes reconnues et indemnisées

La constitution de partie civile des deux victimes a été reconnue. Âgé de 45 ans, le plus sérieusement blessé avait notamment subi plusieurs fractures au visage et souffre d’un important retentissement psychologique. Mais il était aussi jugé pour avoir porté un coup. La légitime défense n’a pas été reconnue le concernant. Il devra payer une amende de 500 €, dont 150 € avec sursis.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Quatre des prévenus ont été reconnus responsables à 90 % du préjudice subi par le quadragénaire. En attendant l’expertise chargée de le chiffrer, et l’examen des intérêts civils en janvier 2028, ils devront verser une consignation de 1 500 € et une provision de 2 000 €, ainsi que 1 000 € au titre des frais d’avocat. Concernant la deuxième victime, ses trois agresseurs devront lui verser 1 500 € de dommages et intérêts, et 1 000 € au titre des frais d’avocat. Les prévenus ont dix jours pour faire appel. Le jugement est très proche des réquisitions du ministère public.

Un procès sous tension et un contexte de manifestation

Ce procès, interrompu au tout début par une alarme entraînant l’évacuation du tribunal, s’est déroulé dans une ambiance tendue, en présence de nombreux représentants de la presse et d’amis des victimes. Ces agressions s’étaient produites peu après une grande manifestation « pour plus de justice sociale » qui avait réuni plus de 15 000 personnes à Montpellier. Des identitaires, qui avaient tenté de venir sur la Comédie, avaient été exfiltrés par la police. Ils s’étaient ensuite retrouvés aux Beaux-Arts, où un jeune les avait traités de « fachos », ce qui avait provoqué la rixe.

Les six identitaires interpellés avaient en grande partie nié les faits, avant d’être confrontés à une vidéo de la scène, intégralement filmée. Celle-ci avait permis aux enquêteurs d’établir les responsabilités des différents protagonistes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale