Miss France agricole 2025 : Gabrielle Priolio candidate aux sénatoriales
Miss France agricole candidate aux sénatoriales dans le Var

Un an après son sacre de Miss France agricole 2025, Gabrielle Priolio, maraîchère de Six-Fours-les-Plages, figure en cinquième position sur la liste menée par Véronique Maurel (UDI) pour les élections sénatoriales dans le Var. La jeune femme de 24 ans, qui a repris l'exploitation familiale transmise sur douze générations, espère faire remonter au Sénat les revendications du monde agricole.

Une candidature décidée dans la dernière ligne droite

Gabrielle Priolio, qui avait figuré sur la liste perdante de Jean-Sébastien Vialatte (LR) aux dernières municipales, assure qu'elle n'y pensait « pas du tout ». Tout s'est joué une semaine avant le dépôt des candidatures en préfecture. « Ça s'est fait comme ça, sourit-elle. Ils cherchaient quelqu'un pour défendre l'agriculture, sans avoir d'étiquette politique. Moi qui aime communiquer sur la réalité de mon métier et casser les clichés, ça m'a forcément parlé. »

La liste conduite par Véronique Maurel, à la tête de l'Union patronale du Var et encartée UDI, comprend également Fabrice Albert (président de l'UDI 83 et candidat aux législatives en 2024), Antonia Celma Ribeton (professeure des écoles engagée au sein de la Fédération « Grandir sans cancer »), Emmanuel Bonnemain (avocat au barreau de Draguignan et opposant de David Rachline à Fréjus) et Michel Bonnus (sénateur LR sortant). L'équipe avait aussi sollicité le mari de Gabrielle Priolio, Boris Touaty, adjoint au Tourisme de Josée Massi, afin de s'assurer les voix de la majorité toulonnaise.

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Des combats pour l'agriculture

Depuis un an, Gabrielle Priolio a repris l'exploitation familiale, non sans difficultés. « Je suis obligée de louer les terres à mon père (4,5 hectares, dont 3 cultivés, Ndlr) car je n'ai pas les moyens de les racheter », déplore celle qui aurait préféré « investir dans du matériel et des plants ». Sa priorité : l'exonération des frais de succession pour les agriculteurs varois et partout en France, un combat qu'elle aimerait voir porté au Sénat.

La maraîchère et floricultrice soulève également la question des « lourdeurs administratives ». « On passe beaucoup trop de temps dessus, alors que nous sommes censés être sur le terrain », insiste-t-elle. Elle pointe aussi la « concurrence étrangère déloyale » : « Qu'on mette les mêmes restrictions pour tous, dans un souci de justice ». Et d'ajouter : « Beaucoup de gens veulent des produits parfaits et pas chers, mais en travaillant 80 heures par semaine pour 1 000 euros par mois, on ne peut pas, non plus, donner ce qu'on produit. »

Une inspiration venue de la télévision

Interrogée sur ses sources d'inspiration, Gabrielle Priolio ne cite aucun politique, mais préfère Karine Le Marchand, présentatrice de L'amour est dans le pré sur M6 et ambassadrice agriculture et écoresponsabilité pour la Région Sud. « Lors du dernier Salon de l'agriculture, je voulais la remercier d'être à notre écoute, raconte-t-elle. Mais il y avait trop de monde autour d'elle ! »

Quant à la suite de son engagement politique, celle qui prône aujourd'hui « la souveraineté alimentaire » ne ferme aucune porte : « Je vis au jour le jour, on verra en fonction des opportunités. »

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