Deux mois après l'instauration du tarif d'un euro, la mobilisation contre la fin de la gratuité de la navette électrique du centre-ville de Menton ne faiblit pas. La pétition lancée par la section locale du Parti socialiste (PS) a franchi la barre des 720 signatures vérifiées, selon les données publiées ce mercredi 9 septembre 2026 sur la plateforme Change.org. Les initiateurs de cette démarche réclament à Alexandra Masson, présidente de la Communauté de la Riviera française (Carf), l'ouverture d'une concertation sur l'avenir des transports.
Une pétition lancée avant l'entrée en vigueur du nouveau tarif
Le 6 juillet 2026, la navette du centre-ville de Menton, jusqu'alors gratuite, est devenue payante au tarif d'un euro par trajet. Cette décision de la Carf a suscité une réaction immédiate de l'opposition locale. Dès le 25 juin, Sabine Vandepitte, secrétaire de la section PS de Menton, a lancé une pétition sur Change.org, avant même l'application effective de la mesure.
Le texte de la pétition formule deux demandes principales : le maintien de la gratuité du service et l'ouverture d'une « véritable concertation publique » sur l'avenir des transports à Menton, associant habitants, commerçants et collectivités compétentes. Les signataires soulignent que la navette facilite les déplacements quotidiens, soutient les commerces du centre-ville et profite particulièrement aux personnes âgées, aux familles et aux personnes à mobilité réduite.
Une progression rapide des signatures
La collecte de signatures a connu un rythme soutenu dès le départ. Selon le PS de Menton, plus de 400 signatures avaient été recueillies en une semaine début juillet. La dynamique s'est poursuivie : 705 signatures vérifiées étaient comptabilisées au 27 août, puis 715 au 1er septembre. Ce mercredi 9 septembre, la page Change.org de la pétition fait état de 720 signatures vérifiées.
Au-delà de ce chiffre symbolique, la section mentonnaise du PS a formalisé sa démarche en adressant un courrier à Alexandra Masson, présidente de la Carf. Les socialistes y formulent trois demandes supplémentaires : l'engagement d'une concertation avec les habitants et les usagers, la présentation d'une « véritable politique intercommunale de mobilité » répondant aux enjeux de circulation, de pollution et de liaisons entre communes, et l'étude, à une échelle plus large, des conditions d'une gratuité des transports publics sur tout le territoire de la Riviera française.
Une réponse attendue lors du prochain conseil communautaire
Le courrier demande également que la pétition soit portée à la connaissance des conseillers communautaires et que la question soit inscrite à l'ordre du jour d'un prochain conseil communautaire. Les initiateurs sollicitent aussi un rendez-vous avec la présidente de la Carf pour lui remettre officiellement les signatures recueillies.
Sabine Vandepitte hausse le ton : « Nous avions dit que cette pétition était un premier signal. La Carf doit maintenant dire clairement si elle entend revenir sur cette tarification et ouvrir le débat avec les habitants. »
À ce stade, aucune réponse officielle de la Carf n'a été rendue publique. Des éléments de réponse pourraient être transmis lors du prochain conseil de communauté, prévu le 23 septembre 2026.



