Le Beef Steakhouse, restaurant parisien de viandes halal, a été victime d'un raid islamophobe après la publication d'une vidéo sur les réseaux sociaux en juillet dernier. Des centaines de commentaires haineux et une vague de faux avis négatifs sur Google ont visé l'établissement, poussant son gérant, Christophe Soret, à réagir publiquement.
Une vidéo promotionnelle à l'origine du cyberharcèlement
Tout commence le 24 juillet dernier, lorsque l'influenceur « Paname a faim », fort de plus de 800 000 abonnés cumulés sur Instagram et TikTok, publie une vidéo faisant la promotion de la formule à volonté du restaurant. Dans cette séquence, le créateur de contenu précise que la carte intègre des viandes halal. Très vite, les messages racistes envers le gérant de 56 ans se multiplient sous la publication.
Des commentaires tels que « Halal ! Ça boycotte direct », « islamisation accélérée de la France » ou encore « charia alimentaire » sont relevés par Actu Paris. Christophe Soret, patron du Beef Steakhouse, a lu l'ensemble de ces propos islamophobes.
Une réponse vidéo et un impact sur la réputation en ligne
Face à ses détracteurs, le restaurateur a décidé de s'exprimer face caméra « avec le sourire », rappelant que son restaurant reste « ouvert à tout le monde, sauf aux racistes ». Cette vidéo de réponse a été vue près d'un million de fois et abondamment likée, mais elle a de nouveau suscité des commentaires malveillants, similaires aux 600 messages très virulents relevés sous la publication initiale.
Christophe Soret assure toutefois avoir « reçu de nombreux messages de soutien et de remerciements », et affirme ne porter que peu d'attention aux critiques rédigées derrière un écran. En revanche, il se dit nettement plus préoccupé par l'impact sur la réputation en ligne de son commerce.
Des faux avis Google et une plainte envisagée
« Moi, ce qui m'affecte le plus pour l'instant, c'est qu'on a eu une vague de gens qui ont mis une étoile sur Google alors qu'ils ne sont jamais venus au restaurant. Pour nous qui travaillons dur, c'est un coup de poignard. Je suis un peu dépité », confie-t-il à nos confrères. Il précise qu'il compte contacter le géant américain pour faire supprimer ces faux avis.



