Menaces DZ Mafia à Alès : l'enquête confiée au Pnaco, une vidéo brouille les pistes
Menaces DZ Mafia à Alès : l'enquête confiée au Pnaco

Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a pris en charge l'enquête sur les menaces de mort visant Christophe Rivenq, maire d'Alès, depuis le 16 juillet 2026. Une vidéo diffusée mercredi soir, où des individus encagoulés se réclamant de la "DZ Mafia" contestent toute responsabilité, a été intégrée aux investigations. À ce stade, les enquêteurs poursuivent leurs vérifications pour déterminer l'authenticité de cette revendication et l'origine réelle des menaces.

Des menaces avec munitions et inscriptions

Le 16 juillet, des inscriptions menaçantes et deux munitions de calibre 9 mm ont été découvertes au domicile de Christophe Rivenq, dans sa boîte aux lettres. Les menaces étaient signées "DZ NG CVN La direction", une formule présentée comme liée à la DZ Mafia. Face au risque imminent, le maire a été exfiltré par le Raid dans la nuit du 20 au 21 juillet.

Une vidéo de dénégation sous analyse

Dans la vidéo de six minutes, six hommes encagoulés affirment condamner "fermement cet acte" et assurent que leur organisation n'en est "en aucun cas responsable". Ils estiment que ces menaces nuisent "énormément à nos affaires". Cependant, cette prise de parole ne constitue pas une preuve : son authenticité ne permet ni d'identifier avec certitude ses auteurs ni d'établir qu'ils s'expriment au nom de la DZ Mafia. Les enquêteurs doivent déterminer si la signature retrouvée émane réellement de cette organisation criminelle ou si son nom a été utilisé pour renforcer l'intimidation.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Contexte de narcotrafic à Alès

Alès est décrit comme un territoire "très convoité par la DZ Mafia marseillaise", selon Laurent Nuñez. Le maire, engagé contre le narcotrafic, a reçu un soutien politique massif, notamment du garde des Sceaux Gérald Darmanin. Un important dispositif de police a été déployé pour lutter contre le trafic de stupéfiants local. Les habitants expriment leur lassitude face à l'emprise des dealers.

Procédure judiciaire en cours

L'affaire, initialement traitée par le parquet d'Alès, a été transférée au Pnaco, marquant un tournant dans l'enquête. Le procureur de la République a évoqué un "palier inquiétant" franchi. La classe politique a réagi avec fermeté, affirmant qu'"il ne saurait être question, en démocratie, de tolérer de tels actes". Christophe Rivenq a réaffirmé son engagement : "Nous ne céderons pas un millimètre carré de notre territoire aux trafiquants."

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale