L'adjoint au maire de Cagnes-sur-Mer, Gérald Derouck, a été violemment agressé et menacé de mort vendredi 2 septembre 2026, alors qu'il intervenait dans le cadre de sa délégation au stationnement. Son agresseur, un individu connu de la justice, a été condamné à 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt immédiat.
Une intervention de routine qui tourne au drame
Tout commence par un camion de déménagement garé sur une aire de croisement, rue de Villeneuve, non loin de la gare de Cagnes. « Mais pour pas grand-chose, ça peut prendre une tournure dramatique », souffle Gérald Derouck. Ce jour-là, l'élu est appelé pour régler ce « petit problème de stationnement ». Il discute avec les déménageurs, qui se montrent compréhensifs et lui demandent dix minutes avant de libérer l'aire, essentielle dans cette rue à sens unique.
C'est alors qu'un individu arrive derrière lui et lui intime de « laisser les gens travailler ». L'homme affirme connaître Gérald Derouck, savoir qu'il est élu et qu'il tient un commerce à Cagnes. « Je n'ai même pas eu le temps de comprendre ce qu'il me voulait, qu'il m'avait déjà saisi par le col, collant son front contre le mien ! », retrace l'adjoint, encore marqué par la scène.
Menaces de mort et interpellation
Des automobilistes s'interposent et séparent les deux hommes. L'agresseur profère alors des menaces explicites : « J'ai envie de défoncer quelqu'un aujourd'hui. Ça sera toi. Je vais te tuer ». Un témoin appelle la police nationale, qui intervient et interpelle l'individu, qui continue ses intimidations et se révèle alcoolisé.
L'homme, déjà condamné pour outrage et trafic de stupéfiants, venait de se disputer violemment avec sa conjointe en présence de leur enfant en bas âge. Il est passé en comparution immédiate au tribunal de Grasse.
Condamnation et soutien de la mairie
Le tribunal a condamné l'agresseur à 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt immédiat. Il devra également verser 1 500 euros à l'élu et 1 000 euros à la commune. Gérald Derouck a reçu le soutien unanime du conseil municipal, qui lui a accordé la protection fonctionnelle pour couvrir ses frais de justice, dont le montant n'a pas encore été établi.