Suite aux nouvelles menaces de mort proférées à l'encontre de Christophe Rivenq, maire d'Alès (Gard), une mobilisation politique d'une ampleur inédite a vu le jour. Contraint d'être exfiltré de son domicile par le Raid dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026, l'édile bénéficie désormais d'un soutien qui transcende les clivages partisans. De la majorité présidentielle aux oppositions, tous dénoncent une attaque contre les institutions républicaines et les élus locaux confrontés au narcotrafic.
Réactions unanimes de la classe politique
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié ces menaces, en marge des questions au gouvernement, d'« acte d'intimidation », assurant que « toute la lumière » serait faite sur cette affaire. Bruno Retailleau a indiqué avoir échangé avec l'édile alésien, précisant qu'il était « en sécurité ». Gabriel Attal a salué l'intervention du Raid et affirmé que « ni l'État ni les élus locaux ne plient devant les narcotrafiquants ». Yaël Braun-Pivet a rappelé qu'« être maire » ne devait jamais conduire à mettre sa vie et celle de ses proches en danger.
Front commun de droite à gauche
Marine Le Pen a estimé que cette affaire devait faire prendre conscience de « l'extrême gravité de la situation », tandis que Jean-Luc Mélenchon a appelé à soutenir Christophe Rivenq « au-delà des appartenances politiques », estimant que le narcotrafic cherche à s'imposer comme un « contre-pouvoir ». Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Valérie Pécresse, Éric Ciotti, Édouard Philippe, Aurélien Rousseau et de nombreux autres ont également exprimé leur solidarité avec le maire d'Alès et sa famille.
Soutien de l'Association des maires de France et des habitants
L'Association des maires de France a réagi par la voix de son président, évoquant des maires désormais « en danger extrême » et faisant de la lutte contre le narcotrafic une « priorité absolue ». À Alès, cette mobilisation trouve un écho parmi les habitants. Depuis plusieurs jours, de nombreux Alésiens manifestent publiquement leur soutien à leur maire, convaincus que les menaces qui le visent dépassent sa seule personne. Pour beaucoup, c'est bien la capacité de la République à protéger ses élus face aux organisations criminelles qui est aujourd'hui mise à l'épreuve.



