Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a apporté son soutien au maire d'Alès Christophe Rivenq, cible de menaces de mort émanant de la DZ Mafia, et annoncé la création prochaine d'un poste de juge des enfants au tribunal judiciaire d'Alès. L'enquête, confiée à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, se poursuit pour identifier les auteurs de ces intimidations.
Un soutien politique de poids
Ce dimanche 19 juillet, Gérald Darmanin a pris la parole sur les réseaux sociaux après un échange avec l'édile cévenol. "Ce matin, j'ai longuement échangé avec Christophe Rivenq, maire courageux d'Alès, qui fait l'objet de menaces graves de la part des narcotrafiquants. Je lui ai apporté tout mon soutien et l'ai assuré de la pleine mobilisation des magistrats et agents du ministère de la Justice, que je remercie, pour mener à bien l'enquête qu'ils ont ouverte, avec les forces de l'ordre", a-t-il déclaré.
Le ministre a également confirmé une mesure concrète : "Il se bat chaque jour pour la sécurité des habitants de la magnifique ville d'Alès. Il peut compter sur le soutien du ministère de la Justice, puisque nous créerons bientôt, à sa demande, un poste de juge des enfants au tribunal judiciaire d'Alès."
Une enquête en cours sous haute surveillance
Les menaces de mort visant Christophe Rivenq, maire d'Alès (Gard), ont été prises très au sérieux par les autorités. L'enquête a été confiée à la JIRS de Marseille, spécialisée dans la criminalité organisée. La piste de la DZ Mafia, un réseau de narcotrafiquants actif dans le sud de la France, est privilégiée. Le procureur de la République a qualifié ces menaces de "palier inquiétant" franchi dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.
Réactions politiques et émotion dans le Gard
De nombreux élus locaux et nationaux ont exprimé leur soutien à Christophe Rivenq, dénonçant une tentative d'intimidation inacceptable contre un représentant de la République. "Il ne saurait être question, en démocratie, de tolérer de tels actes", a réagi la classe politique. Le maire d'Alès a lui-même réaffirmé son engagement : "Nous ne céderons pas un millimètre carré de notre territoire aux trafiquants."
Un important dispositif de police a été déployé à Alès pour lutter contre le trafic de stupéfiants, dans le sillage de ces menaces. La ville, située dans le Gard, est confrontée à une recrudescence de la violence liée au narcotrafic, ce qui a conduit les autorités à renforcer leur présence sur le terrain.



