Le maire d'Alès, Christophe Rivencq, a été exfiltré de son domicile dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet par des agents du Raid, après le signalement d'un possible véhicule piégé, rapporte Le Parisien. L'édile LR faisait déjà l'objet d'une surveillance renforcée en raison de menaces répétées.
Menaces et intimidation
Quelques jours auparavant, une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm et portant la signature de la "DZ Mafia" avait été déposée dans sa boîte aux lettres. Des tags menaçants avaient également été retrouvés sur les murs de sa propriété. "Il est hors de question de montrer la moindre faiblesse face à un tel acte. Je refuse de me laisser intimider. Après la sidération, ma priorité a été de protéger mes proches. Mais je refuse de montrer la moindre faiblesse. Je refuse de me laisser intimider", a déclaré Christophe Rivencq.
Soutien du Garde des Sceaux
Le 19 juillet, le Garde des Sceaux Gérald Darmanin a apporté son soutien au maire et annoncé le renforcement de son dispositif de protection. L'enquête, ouverte jeudi 16 juillet par le parquet d'Alès pour menaces de mort sur un élu, violences et intimidation, a d'abord été confiée au commissariat d'Alès et à la direction de la lutte contre la criminalité organisée et de la délinquance spécialisée (DCOS) du Gard. Mais le 17 juillet, la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille a repris le dossier.
Contexte de trafic de stupéfiants
Selon Laurent Nuñez, "Alès est un territoire très convoité par la DZ Mafia marseillaise, je vous le confirme". Un important dispositif de police a été déployé contre le trafic de stupéfiants à Alès après ces menaces.



