Depuis ce jeudi 16 juillet 2026 à 8 heures, la galerie commerciale du front de neige d'Isola 2000 est fermée par un arrêté municipal. Comme l'année précédente, la sécurité justifie cette décision. La mairie argue que « la galerie marchande ne dispose plus de gestionnaire chargé d'assurer le respect des obligations de sécurité de cet établissement recevant du public ».
Un administrateur provisoire relevé de sa mission
Depuis le 3 juillet 2026, un administrateur judiciaire provisoire avait été désigné pour réactiver l'ASL (association syndicale libre) des propriétaires du village du front de neige, liquidée le 2 février 1999. Son objectif était de maintenir la galerie ouverte et de trouver un nouveau mode de gestion. Un audit financier et juridique devait être mené. Cependant, l'administrateur judiciaire a demandé à être relevé de cette mission ce mercredi 15 juillet 2026, constatant qu'une assemblée générale avait bien dissous l'ASL.
Fermeture jusqu'à désignation d'un nouveau gestionnaire
La fermeture devrait être effective jusqu'à ce qu'un nouveau gestionnaire soit désigné. La mairie se dit dans l'incapacité d'assurer la sécurité à titre provisoire et « regrette profondément cette nouvelle situation ». Une mobilisation pacifique des commerçants a eu lieu ce jeudi 16 juillet sur la place centrale d'Isola 2000 afin de défendre « nos commerces, nos emplois et l'avenir économique de la station ».
Un imbroglio juridique de longue date
La décision du tribunal administratif de Nice du 3 juillet 2026 (contentieux engagé par le syndic Coprogest qui gère l'immeuble le Saint-Pierre) a sonné le glas de la volonté de rachat du boyau par la municipalité. Un imbroglio pèse depuis de nombreuses années sur la situation juridique de cet espace privé (détenu par des copropriétaires et commerçants) à usage public qui dessert commerces, services publics et appartements. Jusqu'ici, la municipalité a payé tous les frais d'entretien, sécurité et travaux.
La question du financement
La préfecture des Alpes-Maritimes rappelait en avril 2026 que cette situation ne pouvait plus durer : de l'argent public ne devant pas financer un bien privé. « Nous prenons acte de la décision de justice, commente Mylène Agnelli, la maire. Nous avions proposé le rachat avec le souhait de participer à la bonne marche de la galerie. Mais c'est leur propriété. » L'administrateur devait rencontrer toutes les parties pour définir cette nouvelle gestion avec comme point central : définir qui va payer les frais, estimés à 600 000 euros par an, et selon quelle répartition, notamment pour la sécurité. Les agents municipaux qui s'en chargeaient stoppent dorénavant cette mission.



