300 000 images et 7 000 vidéos : un informaticien jugé pour deepfakes sexuels
Informaticien jugé pour deepfakes sexuels en ligne

Un informaticien de 28 ans va être jugé pour avoir mis en ligne plus de 300 000 images et 7 000 vidéos deepfakes à caractère sexuel, dont certaines impliquaient des mineurs. L'homme, originaire de la région parisienne, a été interpellé en mars 2024 après une enquête menée par la Brigade de protection des mineurs.

Une activité massive et organisée

Selon les enquêteurs, le prévenu aurait créé et diffusé ces contenus entre 2020 et 2024. Il utilisait des logiciels d'intelligence artificielle pour générer des deepfakes à partir d'images récupérées sur les réseaux sociaux. Les victimes, principalement des femmes et des adolescentes, voyaient leurs visages incrustés sur des corps nus dans des scènes pornographiques. L'informaticien aurait également partagé ces fichiers sur des plateformes de partage en ligne, parfois contre rémunération.

Des milliers de victimes potentielles

Les enquêteurs estiment que le nombre de victimes pourrait se chiffrer en milliers. Les images et vidéos concernaient des personnes de tous âges, y compris des mineurs. L'homme aurait ciblé en priorité des personnalités publiques, mais aussi des anonymes. Il aurait utilisé des techniques de collecte automatisée pour rassembler les photos nécessaires à la création des deepfakes.

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Une première en France

Ce dossier est l'un des plus importants jamais traités en France en matière de deepfakes sexuels. Le parquet a souligné la gravité des faits, rappelant que la diffusion de ces images sans consentement est un délit pénal. Le prévenu est poursuivi pour diffusion d'images à caractère pornographique de mineurs, et pour atteinte à la vie privée.

Des conséquences psychologiques lourdes

Les victimes, qui ont découvert ces images en ligne, ont témoigné de l'impact dévastateur sur leur santé mentale. Certaines ont dû consulter des psychologues. Les associations de défense des droits des femmes ont salué l'avancée de cette affaire, tout en appelant à une meilleure régulation des technologies de deepfake.

Le procès à venir

Le procès de l'informaticien devrait se tenir dans les prochains mois. Il encourt jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. L'affaire relance le débat sur la nécessité de renforcer la législation face aux deepfakes, qui se multiplient avec l'essor de l'intelligence artificielle.

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