Dans la lutte contre les incendies criminels, un allié à quatre pattes fait ses preuves au sein de la gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine. Goliath, un berger malinois du Groupe d’Investigation Cynophile de Rochefort (Charente-Maritime), possède un superpouvoir : sa truffe. Doté de 220 millions de récepteurs olfactifs (contre 5 millions chez l’humain), il est capable de détecter des quantités infimes d’hydrocarbures, permettant ainsi d’établir si un feu est accidentel ou criminel. Il n’existe qu’une dizaine de chiens en France possédant cette spécialisation, appelée Recherche de Produits Accélérateurs d’Incendie Criminels (RPAIC).
Un processus méthodique
Concrètement, les enquêteurs définissent d’abord une zone de recherche. Goliath la ratisse ensuite, parfois avec des points précis fléchés par son maître, l’adjudant Laurent Brault. Lorsque le chien « marque » un endroit suspect, des prélèvements sont effectués et envoyés en laboratoire pour analyse. Cette technique permet de gagner un temps précieux dans les enquêtes, surtout après des incendies de grande ampleur.
Des interventions marquantes
Goliath est déjà intervenu sur plusieurs feux significatifs. En Haute-Vienne, il a participé à l’enquête sur un incendie qui a ravagé 25 hectares de forêt. Il a également été mobilisé dans les Landes, à la suite d’autres sinistres. Son flair a permis d’orienter les investigations, qu’il s’agisse d’identifier une origine accidentelle ou de conforter l’hypothèse d’un acte criminel.
Un expert rare et précieux
Selon nos confrères de France 3, l’adjudant Brault et Goliath forment un binôme « capable de ratisser rapidement une surface et de détecter en quelques secondes des quantités infimes d’hydrocarbures ». La rareté de cette spécialisation en France souligne l’importance de ces chiens dans la lutte contre les incendies volontaires. Une publication sur Instagram du compte de la gendarmerie a également mis en lumière le travail de Goliath, suscitant l’admiration du public.
Ce type de chien est un atout supplémentaire pour les enquêteurs, qui peuvent ainsi concentrer leurs efforts sur les zones les plus prometteuses. Avec l’augmentation des feux de forêt liés au changement climatique, la demande pour ces experts canins pourrait croître dans les années à venir.



