Au Grau-du-Roi, après le meurtre d'une octogénaire, le silence et les questions persistent
Grau-du-Roi : meurtre d'une octogénaire, entre silence et interrogations

Le silence a repris ses droits autour de l'étang où s'est déroulé le drame. Une partie des habitants et des vacanciers de la cité balnéaire du Grau-du-Roi ont été profondément marqués par le meurtre sanglant d'une femme de 86 ans, survenu ce vendredi 12 juin non loin d'un étang.

Une présence policière discrète mais un silence pesant

Mis à part quelques patrouilles de gendarmes serpentant dans Port Camargue, la présence policière dans la ville, ce lundi 15 juin, reste discrète. Mais dans le camping où la victime avait ses habitudes, un silence de plomb règne. À l'accueil, on se refuse à tout commentaire, soulignant que le drame s'est produit en dehors du périmètre des campeurs et que l'enquête policière ne doit pas être perturbée.

Sous une chaleur écrasante, les quelques personnes qui arpentent les bords de l'étang où le corps de l'octogénaire a été retrouvé vendredi peinent à réaliser l'ampleur du drame. « Je viens souvent faire mon footing ici », témoigne Étienne, la quarantaine, résidant non loin. Il a appris le drame par les médias. « Ça a fait beaucoup parler dans la famille ce week-end, mais de là à dire que l'on a tous peur… Il ne faut pas exagérer ! »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des questions sur le mobile et le contexte

Comme pour d'autres Graulens, ce sont les questions du mobile et du contexte du drame qui interrogent. « J'en ai entendu des pas mal depuis vendredi », confie Sylvie, 72 ans, retraitée en vacances dans un des campings du Grau. « Des voisins pensent que c'est un règlement de compte familial, d'autres un tueur fou en liberté… De quoi en perdre la tête ! »

« Sur les groupes, on demande de veiller sur les gamins, de mettre les enfants en sécurité, est-ce qu'on ne va pas trop loin ? », se questionne Lionel, commerçant sur le secteur, qui fait allusion à une boucle WhatsApp installée entre habitants. Le quinquagénaire ne reproche pas l'excès de prudence : « C'est vrai que le soir, près de cet étang, il n'y a personne. Est-ce que ça ne manquerait pas de sécurité ? »

Mais pour lui, dont l'activité est décuplée pendant l'été, ce meurtre ne va pas impacter la saison qui commence : « C'est un drame, mais c'est un fait divers. Dans quelques jours, dans l'esprit des gens, ça passera. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale