Dix mois après l'incendie dévastateur des Corbières, l'enquête se poursuit. Trois agents de l'Office national des forêts (ONF) sont en garde à vue depuis mardi matin, et leur détention a été prolongée mercredi soir. Les gendarmes de la section de recherches de Montpellier les soupçonnent d'avoir involontairement déclenché le feu avec un mégot de cigarette.
Un incendie historique
Le mégafeu des Corbières, survenu début août 2025, a ravagé plus de 11 000 hectares et détruit 63 maisons. Une sexagénaire a perdu la vie, retrouvée sans vie dans sa maison à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. L'enquête, ouverte pour "destruction involontaire ayant entraîné la mort", a rapidement écarté l'hypothèse d'une cause naturelle. Les techniciens de la cellule RCCI ont localisé le point d'éclosion à seulement 8 mètres de la route, sans trace d'hydrocarbure.
Les investigations en cours
Selon une source proche du dossier, les trois agents ont été interpellés dans le cadre d'une hypothèse de travail. Le procureur de Montpellier, Thierry Lescouar'ch, a confirmé mercredi que les gardes à vue ont été prolongées et que les enquêteurs les auditionnent sur commission rogatoire. Aucune avancée majeure n'a encore été réalisée, mais l'affaire suscite une vive émotion.
Alain Coste, ancien maire de Ribaute, a réagi : "Sur le coup, on se dit que ce n'est pas possible. Je n'arrive pas à croire que ce sont des gens de l'ONF, des gens qui sont dans la forêt toute l'année." Il rappelle qu'ils sont présumés innocents, mais souligne l'attente de vérité et de sanction de la part des habitants.
Dix mois après le sinistre, les habitants ont fait preuve de résilience, mais ils veulent connaître le coupable. "Systématiquement, dès que je dis que je suis de Ribaute, on me demande si l'enquête avance. Les gens sont en demande de sanction", ajoute Alain Coste. En attendant, les spéculations vont bon train, beaucoup pensant à une personne "dérangée".



