Samedi 15 août, à 22h45, le ciel de Menton s'illuminera pendant treize minutes grâce au feu d'artifice des « Nuits du Soleil » 2026. Ce spectacle pyrotechnique, tiré dans l'anse des Sablettes, est signé par le duo père-fils Éric et Logan Harfi. Environ 4 800 projectiles seront utilisés pour ce show sur le thème « French touch forever ».
Un duo père-fils passionné
Chez les Harfi, la pyrotechnie est une affaire de famille. Éric Harfi, fondateur de la société EFC Événement basée dans les Bouches-du-Rhône, souligne : « C'est surtout mon fils qu'il faut mettre en avant. C'est lui qui a fait le design et les fresques. » Logan, 28 ans, a grandi dans cet univers. Son père raconte : « Logan est presque né dedans. À 7 ans, il m'aidait déjà à bricoler. » Aujourd'hui, il est l'un des auteurs du spectacle, après avoir participé à la Fête du citron et au 14-Juillet à Menton.
Un spectacle réglé au millimètre
La conception du feu d'artifice prend généralement « un à deux jours », selon Éric Harfi, en fonction de l'inspiration. Les artificiers utilisent des logiciels professionnels de chorégraphie pyrotechnique pour synchroniser les tirs avec la musique. « Il nous suffit de rentrer toutes les caractéristiques techniques des produits que nous utilisons dans le logiciel », explique-t-il. Le « prefire », ou pré-tir, est désormais géré automatiquement par la console, une évolution notable depuis ses débuts il y a 35 ans : « Quand j'ai commencé, on faisait tout au chronomètre pour anticiper les prefire. »
Un dispositif modernisé et plus sûr
Le matériel a aussi évolué. Éric Harfi précise : « Avant, on travaillait avec des supports en bois et des mortiers en fibre de verre. Le problème, c'est qu'ils avaient une durée de vie assez courte et, surtout, avaient plus de risque de tomber et voler en éclats. Aujourd'hui, nous utilisons des mortiers et des racks en aluminium. C'est plus cher, mais beaucoup plus sûr. » La durée de vie du matériel est passée d'environ cinq ans à près de vingt ans.
Pour ce spectacle, huit personnes seront mobilisées dès vendredi 14 août pour installer le dispositif : caisses de projectiles, mortiers, racks, câbles, consoles. L'installation prend deux jours, avec une particularité : « On travaille sur cinq épis en mer, difficiles d'accès », indique Éric Harfi. Cependant, ce positionnement offre un avantage : « Avoir cinq postes donne une dynamique plus importante au feu. Et l'implantation près du vieux port nous permet d'être très près du public. » Un feu « plus intime » mais tout aussi spectaculaire, qui promet de monter crescendo jusqu'au bouquet final.



