Le procureur de la République de Nancy, François Capin-Dulhoste, a ouvert une enquête pénale pour injure publique et outrage sexiste à l'encontre d'un policier, suite à la diffusion d'une vidéo montrant l'agent tenant des propos inacceptables lors d'une intervention. Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont provoqué une vive émotion et conduit à une réaction rapide des autorités judiciaires.
Les faits reprochés
La vidéo, devenue virale, montre un policier en uniforme, à bord d'un véhicule de la police nationale, affirmant qu'il a « tous les droits » avant de traiter un homme de « trou du cul » et de « gros lard ». Ces propos, tenus dans un contexte d'intervention, ont été jugés contraires à la déontologie policière. Le procureur a précisé avoir saisi, mardi, la cellule déontologique de la police de Meurthe-et-Moselle pour mener l'enquête pénale. Celle-ci est ouverte pour « injure publique envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine par une personne dépositaire de l'autorité publique » et « outrage sexiste par une personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions ».
Réaction de la police
Dès lundi soir, la police de Meurthe-et-Moselle avait annoncé l'ouverture d'une enquête administrative, confiée à sa cellule déontologie, après avoir reçu de « nombreux » signalements concernant cette vidéo. Dans un message publié sur le réseau social X, la police a condamné ces propos : « De tels propos sont à l’opposé de notre exigence déontologique. » Interrogée par l'AFP, la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de Meurthe-et-Moselle n'a pas précisé si des mesures conservatoires, comme une suspension, avaient été prises à l'encontre du policier concerné.
Impact et suites
Cette affaire intervient dans un contexte de sensibilité accrue aux violences policières et aux discours discriminatoires. L'ouverture d'une enquête pénale, en plus de l'enquête administrative, montre la volonté des autorités de traiter ces faits avec la plus grande sévérité. Selon le procureur, les investigations devront déterminer les circonstances exactes de l'intervention et identifier clairement le policier mis en cause. La cellule déontologique de la police est chargée de faire la lumière sur ces agissements et de proposer d'éventuelles sanctions disciplinaires.



