La magistrature perd une figure respectée avec le décès de Stanislas Vallat, ancien procureur adjoint à Nîmes puis à Avignon. Alliant rigueur juridique, humanité et humour, il laisse un souvenir unanimement salué. Ce mercredi, l'annonce de sa disparition a suscité une vague d'émotion au sein de la communauté judiciaire nîmoise.
Un magistrat méticuleux et travailleur acharné
Stanislas Vallat avait exercé de nombreuses années au parquet de Nîmes, où il traitait les dossiers liés à la grande criminalité. Il supervisait l'avancée des affaires les plus sensibles avec les services d'enquête, tels que la police judiciaire ou la section de recherches de Nîmes. Malgré le sérieux de ses fonctions, il savait glisser un trait d'humour, que ce soit à l'audience ou dans les couloirs du palais de justice.
Des réquisitions percutantes mais humaines
À l'audience, ses réquisitions étaient souvent percutantes, mais toujours empreintes d'humanité envers les prévenus. Il enseignait également à la faculté de droit d'Avignon, démontrant une érudition et une maîtrise pointue du droit. Eric Maurel, procureur général à Basse-Terre, se souvient : « C'était un adjoint d'une grande loyauté, fin juriste et solidaire avec ses collègues. »
Des hommages unanimes de ses pairs
Me Patrick Gontard, ancien bâtonnier d'Avignon, souligne la loyauté de Stanislas Vallat dans ses rapports avec les avocats. Stéphane Bertrand, procureur adjoint à Nîmes, le décrit comme un collègue sérieux et toujours disponible, mais surtout une personne attachante. Le docteur Mounir Benslima, chef de l'institut de médecine légale du CHU de Nîmes, évoque des relations excellentes et un magistrat à l'écoute.
Des témoignages empreints d'émotion
Véronique Compan, avocate générale à Bordeaux, salue son humour décapant et son investissement dans la formation des jeunes. Christian Pasta, président de la cour d'assises du Gard, rappelle leurs débuts communs au parquet d'Alès il y a 38 ans : « C'était un camarade au grand cœur et un grand magistrat. » Willy Lubin, avocat général à Rennes, et Romain Domingues, juge d'instruction à Tarascon, expriment également leur tristesse et leur reconnaissance pour sa solidarité et son courage.



