Avec quatre points en deux matchs, le Ghana a fait le plus dur dans le groupe L de la Coupe du monde 2026. Mais Carlos Queiroz garde l’arbitrage du match contre l’Angleterre en travers de la gorge (0-0). Le sélectionneur des Black Stars a préféré ironiser en conférence de presse alors que, de manière assez incompréhensible, la VAR n’a pas appelé l’arbitre pour l’intervention d’Ezri Konsa sur le genou de Prince Adu, déséquilibré alors qu’il faisait face à Jordan Pickford.
Une polémique qui enfle
« La VAR fonctionne ? J’ai des doutes, a-t-il lâché. Les Anglais sont chanceux, très chanceux, que la VAR soit partie prendre un café. C’était un penalty évident. » L’ex-capitaine des Three Lions Wayne Rooney a reconnu sur la BBC que le Ghana aurait dû bénéficier d’un penalty. L’ancien arbitre Darren Cann aussi. Mais qu’a-t-il pu bien se passer ?
Le centre VAR de Dallas en question
Basés à Miami, les arbitres ont droit à un briefing/débriefing quotidien, images à l’appui, supervisé par leur big boss, Pierluigi Collina. « Comme je vous l’ai déjà dit à tous, ayez le courage de prendre une décision », leur glissait Massimo Busacca, directeur de la sous-division de l’Arbitrage de la FIFA, la semaine passée. Et d’ajouter : « Dieu merci, nous avions quelqu’un à Dallas. » La capitale texane accueille le centre international de la diffusion, où sont installés les arbitres vidéo.
D’autres incidents notables
Le début du tournoi a mis en évidence des trous dans la raquette. Angleterre-Ghana a fait parler… et que dire de la rencontre entre l’Argentine et l’Algérie. À la demi-heure de jeu, Lionel Messi a miraculeusement évité le carton rouge pour une affreuse semelle sur le mollet d’Aïssa Mandi. Un geste involontaire, mais très dangereux… qui n’a pas provoqué l’intervention de la VAR. Il y a de quoi lever le sourcil. La Fédération algérienne a d’ailleurs exprimé son mécontentement auprès de la FIFA.
Pas d’intervention non plus lors de Norvège-Sénégal, quand David Møller Wolfe a mis un coup de coude à Idrissa Gueye dans la surface, ni sur la main de l’Écossais Grant Hanley dans sa surface contre Haïti… et même quand elle intervient, comme lors de la faute pourtant évidente de Mané sur Mbappé lors de France-Sénégal, elle n’est pas suivie par l’arbitre central.
Une consigne de la FIFA ?
Une grande partie de l’explication, au-delà de l’interprétation individuelle, est probablement à chercher du côté de la FIFA. Sur les douze premiers jours de compétition, la moyenne de fautes s’élevait à 22 par match - contre 27 au Qatar. Les hommes et les femmes en noir ont reçu la consigne de laisser plus jouer, de favoriser le rythme de la rencontre, et donc de montrer le foot sous un meilleur jour. Quitte à moins intervenir.
La BBC a tenu les comptes : après les 40 premiers matchs du tournoi, la VAR était intervenue 13 fois et l’arbitre central appelé à aller voir son petit écran à six reprises seulement. Des statistiques similaires à celles enregistrées en Premier League. Il va falloir s’y faire.



