La réunion du conseil municipal de La Rochelle ce lundi 18 mai a été marquée par un vif débat sur l'application des arrêtés de 2023 et 2025 relatifs à la tranquillité publique. Le nouveau maire divers gauche, Olivier Falorni, a défendu une ligne ferme, tandis que l'opposition de gauche a dénoncé une « chasse aux SDF ».
Un débat au sein du CCAS
Olivier Falorni a accepté qu'un débat ait lieu au Centre communal d'action sociale (CCAS), qu'il préside, sur l'aide à apporter aux personnes vivant dans la rue. Il a souligné que c'est la mission du CCAS, mais a exclu tout renoncement à l'application des arrêtés municipaux. « Je reste droit dans mes bottes ! » a-t-il déclaré, reprenant une formule célèbre. Il a approuvé le contenu des textes, affirmant qu'il les aurait pris lui-même s'ils n'avaient pas existé.
L'opposition dénonce une « faute politique et humaine »
Maryline Simoné, leader de l'opposition de gauche La Rochelle unie, a critiqué la « chasse aux SDF » menée par la municipalité, qu'elle juge contraire à l'image humaniste de la ville. Elle a réclamé l'arrêt de la verbalisation systématique, visant selon elle à éloigner les personnes en grande précarité du centre-ville. Olivier Falorni a qualifié ce discours de « caricatural » et « hors-sol », affirmant que la verbalisation des marginaux qui s'alcoolisent ou gênent la circulation relève d'un problème comportemental, non social. Il a cité l'exemple d'une femme insultée par un groupe de marginaux.
Des nuances de la part de l'opposition divers droite
Christophe Batcabe, chef de l'opposition divers droite, a appelé à la nuance via Soraya Ammouche. Elle a insisté sur la distinction entre ceux qui troublent l'ordre public et les sans-abri victimes de leur situation, évoquant des réalités humaines complexes. Brigitte Desveaux, colistière de l'ancien maire, a souligné que la sécurité ne se résout pas par une « pluie de PV » et a plaidé pour un travail collectif. Le débat, ouvert ce lundi, est loin d'être clos.



